Euro 2012-Djibril Cissé, heureux de participer à la fête

le
0

par Pascal Lietout

CLAIREFONTAINE, Yvelines, 5 octobre (Reuters) - Ecarté de l'équipe de France depuis 16 mois, et après une carrière marquée par les blessures, Djibril Cissé apprécie à sa juste valeur à trente ans la possibilité de participer à "la fête" de l'équipe de France.

L'ancien avant-centre d'Auxerre et de Marseille, depuis le début de saison à la Lazio Rome, fait partie avec le Lillois Mathieu Debuchy et le Valencian Jérémy Mathieu des appelés de dernière minute bénéficiant de l'hécatombe qui s'est abattue sur les Bleus.

Jamais sélectionné par Laurent Blanc, Cissé n'en veut pas au "Président": "C'est logique, il avait les joueurs qu'il fallait. Et moi, au Panathinaïkos (son ancien club), je n'avais pas la visibilité qu'on peut avoir en jouant en Espagne ou en Angleterre", dit-il, en ne boudant pas son plaisir.

"J'ai été patient. Dans ma carrière j'ai eu plus de bas que de hauts, mais je n'ai jamais baissé les bras. L'équipe de France, c'est très particulier pour moi. C'est une fête d'être appelé", ajoute-t-il.

Cissé, qui fut deux fois meilleur buteur du championnat de France avec Auxerre, sait d'où il vient et ce qu'il a traversé.

L'un des rares joueurs du groupe France à avoir débuté sa carrière professionnelle au siècle dernier - en Bourgogne en mars 1999 - l'avant-centre a connu un début de carrière météorique, avant d'être accablé par la malchance.

DEUX FRACTURES EN DEUX ANS

En 2004, alors qu'il joue à Liverpool, il est victime d'une double fracture du tibia-péroné à la jambe gauche. Deux ans plus tard, il subira la même blessure, mais cette fois à la jambe droite à la veille de son départ avec l'équipe de France pour la Coupe du monde de football en Allemagne.

En 2008, il fait partie des sept exclus qui quittent le groupe et qui ne participent pas à l'Euro 2008. Il ne reviendra chez les Bleus qu'après presque deux ans d'absence.

Malgré tous ces avatars, le Romain affiche toujours son légendaire optimisme. "Je peux encore apporter quelque chose. Si je peux gagner ma place, je ne m'en priverai pas", assure-t-il, en affirmant avoir progressé ces dernières années.

Lui qui est connu pour ses chevauchées pas toujours conclues par des buts, est conscient que Laurent Blanc attend davantage de lui.

"Il a un système de jeu qui m'oblige à élargir ma panoplie, comme par exemple savoir garder le ballon dos au but. Il faut aujourd'hui dans le football faire autre chose que de courir dans les grands espaces. Le jeu change, il faut s'adapter", analyse-t-il.

Dans le groupe, de son propre aveu, "il y a beaucoup de nouvelles têtes" qu'il ne connait pas. "Un garcon comme (le Rennais Yann) M'Vila avait 12 ans quand j'ai débuté en équipe de France en 2002", remarque-t-il.

"Si je peux apporter mon expérience, je le ferai", dit-il.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant