Eure : quand le patron vide l'entreprise pendant les vacances

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Eure : quand le patron vide l'entreprise pendant les vacances
Eure : quand le patron vide l'entreprise pendant les vacances

Dans la fâcheuse et périodique série « Un patron quitte le navire en catimini après avoir tout vendu », un nouvel épisode vient d'allonger la liste de ces dirigeants indélicats. Cette fois, cela se passe dans une bourgade normande de 1 100 habitants, Normanville, près d'Evreux (Eure). Les quatre salariés de la société Eurometal Ceilings, entreprise spécialisée dans la fabrication de faux plafonds métalliques, sont abasourdis et dépités. Il y a quelques jours, l'un des employés découvre fortuitement les faits. Il prévient l'un de ses collègues, Thierry Haucourt, qui affiche treize ans d'ancienneté dans l'entreprise. Ce dernier se rend alors sur place et constate avec stupéfaction que l'entreprise a été entièrement vidée de ses machines et de tout le stock. « J'ai été prévenu sur mon lieu de vacances qu'une grue se trouvait effectivement devant l'entrée de l'entreprise. Je suis rentré en hâte pour voir de quoi il retournait et j'ai vu que tout avait été déménagé. Croyez-moi, cela fait un choc ! » Une grue et des camions ont emporté machines et bobines de feuille de métal en deux temps trois mouvements.

Le patron d'Eurometal Ceilings, Jean-Louis S., 65 ans, résidant dans la région angevine, justifie cette méthode singulière dans les colonnes de « Paris-Normandie » : « Je n'ai pas averti mes salariés pour la simple et bonne raison qu'ils étaient partis en vacances et que je ne pouvais pas les contacter. » Il ajoute : « Une société nordiste s'est intéressée à mes machines, j'ai donc saisi l'opportunité sans attendre et j'ai tout vendu. Je précise que mes employés manifestaient depuis longtemps un mauvais état d'esprit et se faisaient mettre en arrêt maladie pour des broutilles. Leur comportement a coûté cher à l'entreprise et a contribué à sa perte, tout est de leur faute. »

Philippe Vivier, maire de Normanville, s'indigne : « C'est honteux et révoltant d'agir de la sorte, un ...

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  • DADA40 le vendredi 14 aout 2015 à 19:21

    Qui dit qu'il n'est pas à jour de ses obligations sociales? Ce n'est pas dit. Avec la vente, il pourra payer les indemnités de licenciement et il lui restera peut-être quelque chose pour sa retraite. Il a quand même bossé jusqu'à 65 ans.

  • M467862 le vendredi 14 aout 2015 à 17:58

    Procédé peu élégant que chacun appréciera selon son humeur du jour. Après, quand à la santé financière de sa société, que nous ne connaissons pas, l'âge du capitaine et la qualité de l'équipage ? En principe, le type qui ferme donne un préavis, paye ses salariés l'URSSAF et touti quanti, bon, et si il en a décidé autrement, à lui d'assumer sa décision.

  • b.renie le vendredi 14 aout 2015 à 17:38

    Chacun pense qu'il ne gagne pas ce qu'il mérite et donc jalouse tous ceux qu'il juge avoir une meilleure situation. Un de mes patrons quand il m'a embauché (il y a des décades) m'a confié (après la signature du contrat) que l'activité la plus juteuse est celle qui consiste à acheter les employés le prix qu'ils valent réellement et sans barguigner puis les vendre le prix qu'il estiment valoir .... si il est possible de trouver un acheteur

  • b.renie le vendredi 14 aout 2015 à 17:30

    Voilà à quoi est réduit le dialogue social. Il faut penser que l'économie réelle doit résoudre une équation très difficile. Promouvoir une activité bénéficiaire pour rémunérer le preneur de risque qu'est l'entrepreneur, dans les conditions absurdes créées par un Code du travail abscons, et une fiscalité spoliatrice par tous les moyens (57% du PIB), dans un pays qui a un problème avec ce qu'on appelle l'argent.

  • M5299935 le vendredi 14 aout 2015 à 17:29

    jjd47 ..... Quand l'entreprise s'écroule : l'employé perd son travail et perçoit le chômage sans travailler; le patron perd toutes les sommes qu'il a investies et son travail .... mais il ne perçoit pas le chômage et il engrange les dettes face à la banque ..... Commence par monter ton entreprise et tu pourra parler.

  • dani2293 le vendredi 14 aout 2015 à 17:28

    un patron doit pouvoir faire ce qu'il veut de son entreprise , elle n'appartient pas aux employés .mais il doit payer la prime de licenciement à ces employés .

  • jjd47 le vendredi 14 aout 2015 à 17:17

    En bonne justice, dans une vraie démocratie, un tel patron devrait se retrouver en taule, sur décision administrative et ses biens personnels confisqués au bénéfice de la collectivité, pour entre autres: indemniser les salariés, l'Assedic et autres caisses spoliées.

  • j.sallio le vendredi 14 aout 2015 à 16:51

    Si les ouvriers tiraient l'entreprise à sa perte, l'entrepreneur a pris des mesures radicales et importantes pour la survie de son patrimoine. Un ouvrier travaille pour le bien de sa société et pour gagner de l'argent. Pas pour plomber son entreprise.

  • eliranex le vendredi 14 aout 2015 à 16:48

    Il avait repris des employés de la SNCM ?? Mauvais choix !!

  • glaty le vendredi 14 aout 2015 à 16:39

    Chacun sauve ses biens comme il peut, Nous, nous avons décidé de nous expatrier en Belgique et cela prendra effet à partir du 15 octobre ..Nous continuons à vendre le reste de nos biens immobilier pour en sortir définitivement avec la France ..Nous ne sommes pas les seuls et nous n'avons aucun remords ..