Etudiants en médecine et jeunes médecins en état de « souffrance avérée »

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L'Ordre des médecins a sondé  8 000 étudiants en 2e et 3e cycles ou jeunes praticiens. Près d'un tiers d'entre eux estiment état de santé « moyen ou mauvais ».
L'Ordre des médecins a sondé  8 000 étudiants en 2e et 3e cycles ou jeunes praticiens. Près d'un tiers d'entre eux estiment état de santé « moyen ou mauvais ».

Une enquête de l’Ordre des médecins, rendue publique le 24 juin, fait état des souffrances des jeunes médecins et étudiants en médecine.

« La souffrance des étudiants [en médecine] et des jeunes médecins est avérée. » Ce constat alarmant conclut une enquête publiée par l’Ordre national des médecins et réalisée en mars et avril auprès de 8 000 étudiants en 2e et 3e cycles ou jeunes praticiens. Santé dégradée, surmenage, automédication, usage d’anxiolytiques, surmenage, idées suicidaires… Le diagnostic qu’ils posent sur eux-mêmes est celui d’un état de santé « moyen ou mauvais » pour 24,2 % des répondants, qui dépassent même 30 % pour les étudiants de 2e cycle (externes).

Burn-out Comment en sont-ils arrivés là ? La quasi-totalité (95 %) indique avoir été soumise à des situations stressantes au cours des trois mois précédant les entretiens. La plupart évoquent des horaires insensés : 64 % travaillent plus de 48 heures par semaine. 16 % sont mobilisés entre 60 et 70 heures et 8 % déclarent même travailler plus de 70 heures hebdomadaires, souvent jusqu’à l’épuisement.

L’extrême fatigue émotionnelle est l’un des trois symptômes du burn-out, qui a touché 67 % des sondés. Ce facteur, ajouté à une « perte du sentiment d’accomplissement personnel », est évoqué par 49 % des sondés. Une dépersonnalisation des relations avec le patient est évoquée par un quart des soignants interrogés. Confronté à ces forts taux de malaise et d’insatisfaction, le conseil de l’ordre reconnaît une situation « préoccupante » et la nécessité pour l’institution de « s’emparer » d’un problème « sociétal » touchant « les jeunes générations...

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  • frk987 il y a 5 mois

    Une fois j'ai même pris en pitié une pauvre interne en lui soufflant les réponses, manque de pot, le "maître" n'était pas sourd, ça c'est terminé par : "vous n'avez pas honte que le malade en sache 100 fois plus que vous" ben c'est une maladie rare que je dis pour tenter de la sauver.....Réponse du patron : c'est inadmissible, vous n'avez pas votre place en médecine.

  • frk987 il y a 5 mois

    Médecine c'est super dur comme études, faut des gens hyper équilibrés et quand on voit comment sont traités les étudiants en second cycle par les "patrons", faut être psychologiquement hyper stable et motivé. Combien de fois j'ai vu des internes se faire traiter de bons à nib et devant le client...ça fait partie du cursus...mais faut accepter et BON COURAGE