Ethiopie-Des manifestants tués par les forces de sécurité

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    ADDIS ABEBA, 8 août (Reuters) - Les forces de sécurité 
éthiopiennes ont tué 33 personnes durant le week-end lors de 
manifestations dans la région d'Oromia, dans le centre de 
l'Ethiopie, ont rapporté lundi des membres des partis 
d'opposition. 
    Mulatu Gemechu, député du Congrès fédéraliste Oromo, l'un de 
ces mouvements politiques, a déclaré que des policiers et des 
militaires avaient exécuté des manifestants dans dix villes de 
la région, dans laquelle des projets d'expropriation de terres 
agricoles ont provoqué des tensions depuis plusieurs mois. 
    "Vingt-six personnes ont aussi été blessées et beaucoup 
d'autres ont été arrêtées", a-t-il ajouté.  
    La police a bloqué les routes de plusieurs villes de la 
région d'Oromia et lancé des gaz lacrymogènes sur les 
manifestants qui s'étaient réunis après un appel à manifester 
relayé sur les réseaux sociaux. 
    Les manifestants ont chanté des slogans contre le 
gouvernement et demandé la libération de membres de 
l'opposition.  
    L'agence de presse officielle éthiopienne a rapporté que des 
"manifestations illégales", menées par des "forces 
non-pacifiques", avaient été maîtrisées mais elle n'a pas 
mentionné le nombre de victimes.  
    Tout signe de protestation est surveillé de près en 
Ethiopie, qui apparaît depuis quelques années comme une 
puissance économique relativement stable dans la région. 
 
 (Aaron Maasho, Laura Martin pour le service français, édité par 
Marc Angrand) 
 
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