ETF à réplication synthétique : Lyxor AM riposte

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(NEWSManagers.com) -
Alain Dubois, le président de Lyxor AM, évoque des raccourcis. Et sans doute une appellation malheureuse contribuant à donner un aspect artificiel ? donc négatif ? au produit. Mais dans tous les cas, rien qui ne justifie l'attaque en règle dont les ETF à réplication synthétique sont victimes actuellement et dont sa maison fait les frais. Et ce d'autant que, côté régulation, " le Financial Stability Board est chargé de réaliser une étude sur les risques systémiques et s'intéresse naturellement aux ETF, tant à réplication synthétique qu'à réplication physique. Cependant, ces travaux ne sont pas achevés et les risques sur les ETF ne sont pas avérés" , tient-il à préciser à Newsmanagers. Quant à la consultation de l'Esma, elle concerne tous les OPCVM " Ucits" et n'est pas dirigée contre les ETF ou les fonds structurés. Tout ce qui se dit actuellement sur ces placements ne reposerait donc sur rien...


Dans ce cadre, chez Lyxor AM, la riposte s'organise et revêt deux formes. La première consiste à démontrer que les ETF à réplication synthétique de la maison sont " les plus transparents du monde" . Et de rappeler que sur le site de la société de gestion, pour chaque ETF, les actifs détenus sont détaillés quotidiennement, comme la contrepartie et le poids du swap entrant dans la construction du produit. La sécurité est également mise en avant puisqu'il s'agit de répondre aux préoccupations des investisseurs. A l'occasion d'un récent Lyxor ETF Investor Day, la société a ainsi rappelé que tous les swaps étaient traités en " back to back" avec la maison mère, la Société Générale, et ce, quelle que soit la contrepartie finale. Autrement dit, au sein d' un ETF de Lyxor, le risque de contrepartie lié aux swaps ? que la réglementation limite à 10% maximum de l' actif du fonds - est assumé par la SocGen. En outre, Lyxor AM insiste sur le fait qu'elle opère désormais un " rebalancement" quotidien des swaps à 0 %, annulant de facto les risques de pertes en cas de faillite de la banque se posant en contrepartie. " Et ce mode de fonctionnement est pérenne" , insiste Alain Dubois.


La seconde forme de riposte pour Lyxor AM consiste à rappeler que la concurrence directe ? les fonds à réplication physique ? ne présentent pas une transparence équivalente tandis qu'ils bénéficient d'une meilleure image auprès des investisseurs. " Certaines informations sur ces ETF ne sont pas publiées, relève le président de Lyxor, notamment sur les établissements à qui les titres détenus sont prêtés, et sur les rémunérations du gérant et de son " lending agent" , qui ne font pas partie du total des frais retracés dans le DICI" (Ndlr : Document d'Information Clé pour l'Investisseur).


Quant aux risques de contrepartie pour les investisseurs, ils sont identiques dans le cas d' un ETF à réplication synthétique et dans le cas d' un ETF à réplication physique qui prête ses titres. " C' est la même chose avec des contrats différents" , résume-t-on chez Lyxor AM. " A une exception près cependant, note Alain Dubois, qui porte sur la " tracking error" ? écart de suivi entre la performance de l'ETF et de sa référence. Compte tenu du fonctionnement de la réplication physique, le risque de tracking error y est plus élevé. Et dans ce dernier cas, il est subi par l'investisseur."

info NEWSManagers

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