Êtes-vous plutôt livres imprimés ou numériques ?

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INFOGRAPHIE - Les ventes d'e-book ont grimpé de 60% entre 2013 et 2014. Mais elles ne parviennent pas à compenser le recul des ventes de livres physiques, en berne depuis quatre ans.

Livres imprimés ou livres numériques? Alors que le Salon du Livre s'ouvre ce vendredi à Paris, la question fera une fois encore débat. D'autant que le marché ne semble pas vouloir désigner de vainqueur. Selon une étude de l'institut Gfk, les Français ont réduit leurs achats de livres l'année dernière (-1,4% par rapport à 2013, à 351 millions d'exemplaires écoulés) et fait légèrement baisser le chiffre d'affaires des éditeurs (-1,3%, à 3,9 milliards d'euros). Cette tendance à la baisse dure depuis quatre ans, signe que le marché du livre marque nettement le pas.

Les ventes de livres numériques, elles, continuent de progresser: +60% entre 2013 et 2014, pour un total de 8 millions de téléchargements. Le chiffre d'affaires généré par l'activité a logiquement suivi cette tendance, avec une hausse de 45%, à 64 millions d'euros. Mais le poids relativement faible du numérique dans le marché total ne compense que partiellement le recul du marché physique, précise Gfk. En effet, seuls 1% des lecteurs ne lisent que des livres numériques. L'e-book ne crée donc pas de nouvelle demande mais segmente un peu plus le marché déjà existant. Et les ventes de livres numériques pourraient à leur tour ralentir, sous l'effet de la hausse de TVA imposée par Bruxelles.

Le téléchargement illégal menace le développement du livre numérique

Certaines catégories d'ouvrages sont plus fortement touchées par la numérisation de la lecture. Les dictionnaires et encyclopédies, les méthodes d'apprentissage de langues étrangères ou les cartes et atlas pâtissent particulièrement de la concurrence des nouvelles technologies (dictionnaires en ligne, applications pour apprendre une langue ou GPS), avec une baisse de 19% sur les ventes physiques de livres de savoir entre 2005 et 2014. Les livres de fiction sont eux moins menacés (-4%), tout comme les livres «pratiques» qui parviennent presque à se maintenir (-3%).

Tout n'est pas tout rose non plus du côté du numérique. Bien que les e-books se vendent de mieux en mieux, les usages illicites menacent le développement de ce nouveau segment. Selon une étude du Syndicat national de l'édition, 13% des lecteurs de livres numériques ont déjà eu recours à une offre illégale. La première raison invoquée reste la faiblesse de l'offre légale. De quoi rassurer un peu les éditeurs qui souhaitent élargir leur catalogue numérique.

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  • md24750 le vendredi 20 mar 2015 à 08:26

    Rien de tel que des pages jaunies ou pas d'ailleurs. Un livre sent très bon. Mais que c'est beau une bibliothèque garnie de bouquins. Je suis fière des miennes, sauf que je n'ai plus de place. Cela "habille" une pièce. Il m'arrive souvent de reprendre tel ou tel livre. L'odeur d'un vieux livre ne remplacera jamais le numérique. Humez mes frères et sœurs.

  • faites_c le vendredi 20 mar 2015 à 08:08

    Le livre numérique tel qu'il est conçu ne peut pas fonctionner. Quand j'achète un livre imprimé, j'en suis totalement propriétaire e je peux en faire ce que je veux y compris le prêter ou le donner à des amis ou des connaissances. Avec le livre numérique que je paie quasiment le même prix que le livre imprimé, je ne suis pas propriétaire du contenu et le comble c'est que je ne peux même pas lire le document sur un support autre que celui sur lequel il a été installé à l'origine!