Etats-Unis : une milice occupe un parc naturel de l'Oregon

le , mis à jour à 15:32
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Etats-Unis : une milice occupe un parc naturel de l'Oregon
Etats-Unis : une milice occupe un parc naturel de l'Oregon

Plusieurs dizaines d'hommes armés occupent depuis samedi un parc naturel de l'Oregon. Ils contestent l'emprisonnement de deux exploitants d'un ranch de cet Etat du Nord-Ouest des Etats-Unis.

Ces hommes, qui pourraient être une centaine, se sont installés dans les locaux du siège du parc du Malheur National Wildlife Refuge, après une manifestation en faveur de Dwight Hammond, 73 ans, et de son fils de 46 ans, Steven, des éleveurs incarcérés pour avoir mis le feu à des terres fédérales. Un juge a ordonné qu'ils retournent derrière les barreaux, estimant trop clémente leur première condamnation, ont rapporté des médias locaux. Les deux éleveurs, qui sont accusés d'avoir déclenché l'incendie pour couvrir des infractions liées à la chasse, ont été condamnés à quatre ans de prison chacun, au-delà du temps déjà passé derrière les barreaux (trois mois pour le père et un an pour le fils). 

Des agriculteurs antigouvernementaux et des survivalistes

Dimanche soir, aucune présence policière n'était visible aux abords du parc dont l'entrée était gardée par des hommes de la milice à bord de véhicules, tandis que d'autres montaient la garde depuis une tour.

«Ces hommes du comté de Harney, qui revendiquent leur appartenance à une milice soutenant les éleveurs locaux, ont en réalité des motivations tout à fait différentes qui sont de tenter de renverser le gouvernement local et fédéral dans l'espoir de lancer un mouvement à travers les Etats-Unis», a déclaré le sheriff du comté. Les autorités essayent de résoudre l'affaire «aussi vite et aussi calmement que possible»

Les protestataires (un groupe disparate d'exploitants agricoles et d'éleveurs antigouvernementaux et de partisans des thèses «survivalistes», c'est-à-dire qui se préparent à une catastrophe de grande ampleur) ont assuré qu'ils n'envisageaient aucune violence mais qu'ils n'excluaient pas de se défendre si la police prenait d'assaut ...

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