États-Unis : Uber, une machine de guerre

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Cinq ans après son lancement en Californie, Uber opère dans plus de 300 villes sur 6 continents. 
Cinq ans après son lancement en Californie, Uber opère dans plus de 300 villes sur 6 continents. 

Fin mai, des chauffeurs de taxi de Las Vegas se sont rassemblés devant le célèbre Caesars Palace pour manifester contre les entreprises qui mettent en relation, via une application type UberPop, des clients avec des conducteurs qui les transportent dans leur voiture personnelle. Agitant des pancartes "Aidez le Nevada à maintenir la sécurité routière" et "Protégez nos emplois", ils ont dénoncé la concurrence déloyale de ces chauffeurs privés, qui sont soumis à des réglementations moins strictes en matière d'assurance, d'inspection des véhicules, de vérification des antécédents judiciaires, et peuvent ajuster leurs tarifs selon les heures. Mais c'était un combat perdu d'avance. Le Nevada, l'un des derniers États à résister, a approuvé deux mesures qui autorisent Uber à opérer légalement, à condition de respecter un certain nombre de critères d'assurance notamment.

Aux États-Unis, rien ne semble pouvoir arrêter la déferlante Uber, et son concurrent Lyft, pas même les syndicats archi-puissants de taxis. Cinq ans après son lancement en Californie, Uber opère dans plus de 300 villes sur 6 continents. L'un des derniers bastions des taxis, les aéroports, est en train de tomber. Celui de San Francisco, après un an de bataille, a autorisé UberX, l'équivalent d'UberPOP, à opérer. Leur succès s'explique par le fait, affirment leurs utilisateurs, que c'est rapide, efficace, souvent moins cher avec une meilleure qualité de voiture et de...

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