Etats-Unis: Trump, contesté dans la rue, dévoile ses priorités

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Policiers anti-émeutes face aux manifestants anti-Trump le 13 novembre 2016 à Los Angeles ( AFP / RINGO CHIU )
Policiers anti-émeutes face aux manifestants anti-Trump le 13 novembre 2016 à Los Angeles ( AFP / RINGO CHIU )

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump dévoile encore un peu plus ses priorités dimanche dans une première grande interview télévisée, au lendemain de manifestations le contestant dans plusieurs grandes villes américaines, devenues quotidiennes depuis son élection mardi.

Après une interview au quotidien Wall Street Journal, le magnat de l'immobilier expliquera ce qu'il compte faire pour l'Amérique dans sa première intervention télévisée sur la chaîne CBS dans la célèbre émission "60 minutes".

Selon des extraits de cet entretien réalisé vendredi et distillés par la chaîne, il redit qu'il compte garder certains pans de la loi sur la réforme de l'assurance santé Obamacare. Mais sa directrice de campagne Kellyanne Conway a suggéré sur Fox dimanche que la loi serait proprement "abrogée".

Le président élu Donald Trump le 10 novembre 2016 au Capitole à Washington
Le président élu Donald Trump le 10 novembre 2016 au Capitole à Washington ( AFP / NICHOLAS KAMM )

Donald Trump explique aussi qu'il continuera à communiquer sur le réseau social Twitter, qui l'a "aidé" à remporter l'élection, mais plus modérément que pendant la campagne.

Reste à savoir si M. Trump dévoilera le nom tant attendu de son futur "chief of staff", le puissant secrétaire général de la Maison Blanche qui orchestrera toute l'administration du nouveau président populiste.

La directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, à son arrivée le 13 novembre 2016 à la Trum
La directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, à son arrivée le 13 novembre 2016 à la Trump Tower à New York ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )

Kellyanne Conway a promis samedi une annonce "imminente" pour ce poste, confirmant que le président du parti républicain Reince Priebus faisait partie des candidats.

Un autre prétendant cité à cette fonction est le patron de sa campagne et chef du site d'informations Breitbart News, Stephen Bannon, avec lequel la député française d'extrême-droite Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du Front national, a dit samedi avoir l'intention de travailler.

- Les Américains reconnaissent l'élection -

Manifestants anti-Trump le 13 novembre 2016 à Los Angeles
Manifestants anti-Trump le 13 novembre 2016 à Los Angeles ( AFP / RINGO CHIU )

Des dizaines de milliers de manifestants ont encore arpenté les rues de plusieurs grandes villes américaines samedi, plus de 10.000 à New York et autant à Los Angeles, plusieurs milliers à Chicago.

Epingle à nourrice à la poitrine, devenue symbole de soutien aux minorités attaquées par la candidat républicain pendant la campagne, ils expriment leurs craintes d'une poussée de xénophonie dans tout le pays.

"J'ai des amis musulmans qui ont peur de mettre un foulard", a raconté Nadia Sisneros, une immigré mexicaine de 29 ans, manager de restaurant.

Policiers anti-émeutes déployés devant la mairie le 13 novmebre 2016 à Los Angeles
Policiers anti-émeutes déployés devant la mairie le 13 novmebre 2016 à Los Angeles ( AFP / RINGO CHIU )

Pourtant selon un sondage ABC News/Washington Post, 74% des Américains jugent légitime l'élection de Donald Trump, avec des variations fortes selon les camps politiques: 99% des partisans du nouveau président reconnaissent l'élection, mais seulement 58% des partisans de sa rivale Hillary Clinton.

Les regards restaient tournés dimanche vers la tour Trump à New York, dans laquelle le président élu passe le week-end pour préparer son futur gouvernement.

"Il reçoit beaucoup de visiteurs", a reconnu Mme Conway.

Donald Trump et sa directrice de campagne Kellyanne Conway waves au Hilton Midtown, le 9 novembre 2016 à New York
Donald Trump et sa directrice de campagne Kellyanne Conway waves au Hilton Midtown, le 9 novembre 2016 à New York ( AFP / Timothy A. CLARY )

Parmi ces derniers figuraient samedi Nigel Farage, président du parti europhobe et anti-immigrés Ukip, qui a soutenu le vote britannique en faveur d'une sortie du Royame-Uni de l'Union européenne (Brexit).

"C'est un homme avec qui nous pouvons faire affaire", a déclaré M. Farage, selon un communiqué de l'Ukip.

Le réalisateur de cinéma Michael Moore, critique de Donald Trump, est entré samedi dans la tour pour tenter d'y rencontrer le président élu, en vain.

- Le mur, 'super outil de campagne' -

Poursuivi en justice pour des fraudes supposées de son université éponyme, Donald Trump a demandé par l'intermédiaire de ses avocats le report du procès, qui doit normalement démarrer le 28 novembre.

Manifestation anti-Trump devant la Trump Tower le 12 novembre 2016 à New York
Manifestation anti-Trump devant la Trump Tower le 12 novembre 2016 à New York ( AFP / KENA BETANCUR )

Ses avocats ont expliqué que le futur président devait préparer sa prise de fonction et serait désavantagé s'il ne pouvait témoigner en personne.

Après une campagne très virulente, le milliardaire a semblé assouplir ses positions dans son interview au WSJ.

Outre son voeu d'amender Obamacare, il a aussi affirmé qu'enquêter sur sa rivale Hillary Clinton n'était pas sa priorité. Pendant la campagne il a pourtant répété que la démocrate méritait d'aller "en prison" pour avoir utilisé un serveur privé pour ses emails quand elle était chef de la diplomatie.

"Ce n'est pas une chose à laquelle j'ai beaucoup réfléchi", a déclaré au WSJ Donald Trump.

L'ancien chef de la Chambre des représentants Newt Gingrich, cité au poste de secrétaire d'Etat, a pour sa part suggéré que le mur promis par Trump à la frontière mexicaine pour limiter l'immigration ne serait probablement pas financé par le Mexique mais que "c'était un super outil de campagne".

Newt Gingrich le 20 juillet 2016 à  Cleveland dans l'Ohio
Newt Gingrich le 20 juillet 2016 à Cleveland dans l'Ohio ( AFP/Archives / Jim WATSON )

Dans un tweet samedi, Donald Trump a appelé les Américains à s'unir, quand les manifestants craignent que son élection n'exacerbe les tensions raciales dans le pays.

L'organisation américaine de défense des droits civiques SPLC (Southern Poverty Law Center) a recensé sur son site internet 200 incidents à caractère raciste depuis l'élection de Trump mardi.

Des dizaines de personnes ont prévu sur Facebook de participer à une "Marche des femmes" à Washington le 21 janvier, soit le lendemain de l'investiture du nouveau président.

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  • manu331 il y a 3 semaines

    "Un peuple qui élit des corrompus, des imposteurs, des voleurs, des traîtres n'est pas victime, il est complice" Exactement donc ceux qui ont élu hollande et qui sont les mêmes qui s'énervent contre trump sont complices, c'est pourquoi je dis toujours ici que ces gens devraient être jugé pour leur soutien à hollande. Mais étonnamment ils ne se sentent pas concerné par la catastrophe qu'ils ont élu et soutenu pendant 5 ans.

  • mlaure13 il y a 3 semaines

    D'accord ou pas, c'est un mec qui en a (pas comme nos socialopithèques et UMP associés)...et on saura bientôt si elles sont pendues comme il faut ...Mais de toute façon, c’est un pied de nez à l’establishment qui nous ruine pour son profit depuis plus de 40 ans ...L'heure de la révolte a sonné et l'Amérique nous montre le chemin...;-)))

  • mlaure13 il y a 3 semaines

    Combat d'arrière garde...TOUS le monde s'est exprimé en votant démocratiquement...:-(((

  • fortunos il y a 3 semaines

    trump est un grand patriote qui s est fait reformé pour une bricole,afin de ne par faire son devoir militaire!!

  • nlecomte il y a 3 semaines

    il a surtout fraudé le fisc

  • M363422 il y a 3 semaines

    Il semblerait que j'ai mal compris le post de M231etc...Que son propos était une dénonciation humoristique et ironique des propos de certains "pro Trump". Si là était son intention je m'excuse pour mon mail. J'ai voulu le retirer, mais impossible.

  • M363422 il y a 3 semaines

    On tombe des nues en lisant que l’ enrichissement de Trump : « ll s'est enrichi........grace à son intelligence qui lui a évité de payer des impots. C'est un malin le Trump. Il est très honnête « A ce niveau d’1 becilité aucun argument n’est passible, car à l’impossible nul n’est tenu.

  • M2310631 il y a 3 semaines

    Arrêtez de croire les journalistes et nos élites qui disent du mal de Trump.Trump s'est enrichi en cueillant des pâquerettes. Ce n'est pas grace à la fortune de son père qu'il s'est enrichi mais grace à son intelligence qui lui a évité de payer des impots. C'est un malin le Trump. Il est très honnête il s'est enrichi et compte se débarrasser des pauvres en les envoyant au Mexique. Un très beau programme. En plus il relance la pollution pour relancer le reve américain.

  • dupon666 il y a 3 semaines

    quelle democratie ou un parti qui a recueilli 20% des voix obtient 0.5% des deputes!!!!!

  • stagolee il y a 3 semaines

    Bon sang,la loi électorale US n'a rien à voir avec celle de la France.Le nombre de voix n'intervient pas directement dans le "gain" de l'élection,il y a les grands électeurs qui peuvent faire pencher la balance.Pour info Trump est le 5 ème Président US élu de la sorte...alors arrêtez svp avec vos commentaires sur la démocratie.