Etats-Unis: sa "neutralité" remise en cause, l'avenir d'internet est incertain

le
0
Etats-Unis: sa "neutralité" remise en cause, l'avenir d'internet est incertain
Etats-Unis: sa "neutralité" remise en cause, l'avenir d'internet est incertain

Une décision de la justice américaine remettant en cause le principe de la "neutralité d'internet", censé assurer un traitement égal pour tous les flux de données sur la toile, en rend le fonctionnement futur incertain.Une cour d'appel américaine a jugé mardi inconstitutionnel un règlement du régulateur national des télécoms (FCC) sur ce principe, qui interdit de facto aux fournisseurs d'accès à haut débit de ralentir voire bloquer, ou au contraire favoriser certains services en ligne.Cela "ouvre la voie à un avenir très différent pour internet", estime David Sohn, un avocat du Centre pour la démocratie et la technologie, organisation qui milite pour garder la toile libre et gratuite. "Les règles essayaient de préserver l'innovation qui permet à de nouveaux services géniaux de faire surface n'importe quand", fait-il valoir.Les défenseurs de la neutralité du Net avancent que cette décision va donner la possibilité aux gros opérateurs télécoms et fournisseurs d'accès de bloquer certains services comme les sites de vidéo en ligne Netflix ou YouTube, tout en mettant en avant les services de leurs propres partenaires."Sans ces règles, les consommateurs sont à la merci de leurs fournisseurs d'accès et des arrangements commerciaux que ces fournisseurs ont déjà dit qu'ils allaient mettre en place. Des arrangements commerciaux qui pourraient sérieusement limiter l'accès à certains contenus en ligne", déplore Sarah Morris, du centre de réflexion New America Foundation.Vers des "prix différenciés""Le ciel n'est pas en train de nous tomber sur la tête", nuance Scott Cleland, ex-conseiller de la Maison Blanche pour les questions de télécoms travaillant aujourd'hui pour la société de consultants Precursor LLC. Il qualifie le jugement de "gagnant-gagnant, car chaque partie a eu ce qu'elle voulait le plus".L'opérateur de télécoms Verizon, à l'origine de la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant