Etats-Unis: rebond des ventes de voitures

le , mis à jour à 22:08
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La Volkswagen e-Golf exposée au salon de l'automobile de Los Angeles, le 17 novembre 2016, en Californie ( AFP/Archives / Robyn Beck )
La Volkswagen e-Golf exposée au salon de l'automobile de Los Angeles, le 17 novembre 2016, en Californie ( AFP/Archives / Robyn Beck )

Les ventes de voitures ont rebondi en novembre aux Etats-Unis, les consommateurs étant plus disposés à effectuer de gros achats après la dissipation des incertitudes liées à l'élection présidentielle.

Le constructeur allemand Volkswagen a surfé sur cette bonne dynamique pour mettre fin à plus d'un an de plongeon des ventes dû à la révélation de la présence de logiciels truqueurs sur certains de ses modèles diesel vendus aux Etats-Unis. Ses ventes de voitures commercialisées sous sa marque ont bondi de 24,2% à 29.672 unités.

Premier constructeur automobile américain, General Motors (GM) a, lui, vendu 252.644 véhicules le mois dernier, en hausse de 10,2%.

Le géant de Detroit explique que ces bons chiffres sont dus à l'intérêt exprimé par les particuliers pour ses voitures vendues sous ses quatre marques (Chevrolet, GMC, Cadillac et Buick), ce qui lui a permis d'accroître sa part de marché désormais à 16,8%.

Une voiture GMC Acadia exposée au salon de l'automobile de Detroit, le 12 janvier 2016 dans le Michigan
Une voiture GMC Acadia exposée au salon de l'automobile de Detroit, le 12 janvier 2016 dans le Michigan ( AFP/Archives / JEWEL SAMAD )

"Maintenant que l'élection présidentielle est passée, les acheteurs ont davantage confiance en l'économie qu'il y a un mois. Ceci est une motivation supplémentaire pour effectuer de gros achats", explique Jessica Caldwell, analyste chez Edmunds.com.

Au total, environ 1,38 million de voitures ont été commercialisées le mois dernier, en hausse de 3,7% sur un an, estime l'institut spécialisé Autodata. Toutefois, le chiffre des ventes annualisées corrigé des variations saisonnières (SAAR), la référence pour le secteur, n'a atteint que 17,87 millions d'unités, en baisse de 2% sur un an.

Ford, qui avait accusé une chute de 12% de ses ventes en octobre, se frotte les mains un mois plus tard. Le deuxième groupe automobile américain, qui a signé récemment une paix des braves avec le président élu Donald Trump après des mois d'échanges tendus sur ses projets de délocalisation de sites de production, a vendu 197.574 automobiles, en hausse de 5%.

- Promotions et rabais -

Si les ventes aux professionnels (loueurs, gouvernement, entreprises et municipalités) restent à la traîne (-9%), celles destinées aux particuliers se sont envolées dans le sillage de celles des pick-up (camionnettes à plateau) et des SUV (4X4 de ville) dont la demande a augmenté de 10%. Le pick-up F-150 et le gros pick-up "Super Duty" ont été les principales locomotives des ventes, indique Ford.

Seule fausse note: les ventes de FCA US, ex-Chrysler, qui n'a écoulé que 160.827 véhicules en novembre, sont en chute de 14% sur un an, à cause d'une réduction de la flotte destinée aux loueurs de voitures. Les analystes attendaient un plongeon légèrement plus marqué de 14,2%.

La marque Jeep (42% des ventes) a enregistré un recul de 12% de ses immatriculations, tandis que les voitures sous marque Chrysler ont accusé une baisse de 47% de leurs ventes et celles des SUV et pick-up frappés de la griffe Dodge ont diminué de 21%.

Du côté des constructeurs étrangers, Toyota, deuxième plus gros vendeur de voitures aux Etats-Unis, en a écoulé 197.645 en novembre, soit une hausse de 4,3% sur un an. Son compatriote japonais Nissan a vendu pour sa part 115.136 véhicules, en hausse de 7,5%.

Volkswagen et sa marque Audi ont écoulé ensemble 46.790 voitures, en hausse de 15,3%, contre 14,8% anticipée par les analystes.

Pour les autres allemands, le mano à mano entre Mercedes-Benz (32.927 voitures, +2,5%) et BMW (26.189, -18,2%) a encore tourné à l'avantage du premier.

Le secteur automobile américain a bénéficié au mois de novembre de fortes promotions et rabais dus à la fête de Thanksgiving. A ceci s'ajoute le fait qu'il est facile d'obtenir un prêt actuellement en raison de faibles taux d'intérêt.

Ces circonstances ne devraient toutefois pas perdurer, estime Michael Gapen, analyste chez Barclays, faisant observer la forte probabilité d'un relèvement des taux directeurs américains dans les prochains mois, ce qui affectera les crédits automobiles.

"Il y a des raisons de penser que le financement des achats automobile va se restreindre", avance M. Gapen, affirmant que les banques avaient déjà durci les conditions d'octroi des crédits.

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