États-Unis : quand l'armée "punit" les victimes de viols

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Des officiers vus de dos, Photo d'illustration.
Des officiers vus de dos, Photo d'illustration.

Un rapport accablant. Dans un document de 124 pages publié jeudi par Human Rights Watch (HRW), l'organisation révèle que dénoncer un viol ou une agression sexuelle subi dans l'armée américaine peut avoir de très lourdes conséquences. Si de nombreuses victimes sont renvoyées, les problèmes ne s'arrêtent pas là. Après s'être vu "signifier la fin de leur carrière militaire après avoir dénoncé une agression sexuelle", ces milliers d'anciens soldats font l'objet d'"un dossier de renvoi qui les stigmatise et les empêche d'obtenir un emploi et des aides sociales", assure le rapport.

Son auteur, Sara Darehshori, assure ainsi que "les militaires victimes de viol renvoyés à la vie civile avec une mauvaise mention sont pour l'essentiel stigmatisés à vie", puisqu'"ils se trouvent dépossédés de leur carrière militaire", mais sont aussi "marqués par un statut qui risque de les empêcher d'obtenir un emploi ou des soins de santé, ou par ailleurs de poursuivre une vie normale après l'armée". HRW détaille les raisons données pour renvoyer les hommes et femmes agressés sexuellement au sein de l'armée. Ceux souffrant d'un traumatisme dû au viol sont ainsi renvoyés pour "trouble de la personnalité" ou d'autres problèmes de santé mentale qui les empêchent de recevoir leurs allocations sociales. D'autres se voient signifier un renvoi "autre qu'honorable" pour mauvaise conduite en lien avec l'agression.

"Harcèlement, violences,...

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