États-Unis : privés de "Medal of Honor" parce qu'ils étaient noirs, juifs ou hispaniques...

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Le président Obama saluant (de gauche à droite) le sergent-chef Melvin Morris, le sergent première classe Jose Rodela et le soldat Santiago Jesse Erevia.
Le président Obama saluant (de gauche à droite) le sergent-chef Melvin Morris, le sergent première classe Jose Rodela et le soldat Santiago Jesse Erevia.

Mardi 18 mars, dans l'East Room de la Maison-Blanche, l'heure était à la contrition pour Barack Obama. Plusieurs décennies plus tard, le président américain décernait à des vétérans la prestigieuse Medal of Honor, la plus haute distinction militaire outre-Atlantique, pour leurs faits d'armes lors de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée ou du Vietnam. Parmi eux, dix-neuf héros, volontairement oubliés pour leurs origines ethniques ou leur religion. "Ici, en Amérique, on se confronte à nos imperfections et on fait face à un passé parfois douloureux", a rappelé, solennel, le président Obama, comme le rapporte le Wall Street Journal. "Comme le fait que certains soldats se sont battus et sont morts pour un pays qui ne les voyait pas égaux", a-t-il poursuivi. Face à lui, mardi, ils n'étaient plus que trois à arborer le prestigieux emblème autour du cou. Pour les autres, morts au champ d'honneur, l'hommage n'était que posthume.

Il aura en effet fallu plusieurs décennies à l'armée américaine pour reconnaître ses torts. Ce n'est qu'en 2002, sous l'impulsion de la présidence et du Congrès, que le Pentagone se plonge dans les archives de l'armée à la recherche de ces héros mis de côté parce qu'ils étaient noirs, hispaniques ou juifs. Tous distingués des prestigieux Purple Heart ou de la Distinguished Service Cross, ils n'avaient pourtant jamais reçu les honneurs de la Medal of Honor, panthéon des braves parmi les braves....

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