Etats-Unis: le secteur des technologies pâtit du scandale Prism

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Etats-Unis: le secteur des technologies pâtit du scandale Prism
Etats-Unis: le secteur des technologies pâtit du scandale Prism

Les révélations sur le vaste programme américain de collecte de données privées Prism commencent à peser sur les entreprises technologiques américaines, sous pression pour donner plus de détails sur leur collaboration avec l'agence d'espionnage NSA.Une organisation sectorielle, l'Alliance de la sécurité sur le "cloud" (l'informatique en réseau), estime dans une étude que 10% de ses membres non américains ont annulé un contrat avec un fournisseur de services sur le "cloud" depuis les révélations sur Prism, et 56% ont dit qu'ils étaient moins enclins à utiliser les services d'une entreprise américaine.Une autre étude publiée ce mois-ci par un groupe de réflexion, la Fondation pour l'innovation et les technologies de l'information (ITIF), estime par ailleurs que les fournisseurs américains d'informatique en réseau pourraient perdre 22 à 35 milliards de dollars sur les trois prochaines années à cause du scandale Prism.L'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), qui supervise Prism, est accusée d'espionner les communications électroniques mondiales échangées sur les services en ligne comme Facebook, Google et Skype dans le cadre de ce programme, selon les révélations en juin de l'ancien consultant américain de la NSA Edward Snowden, qui a depuis trouvé asile en Russie.Daniel Castro, l'auteur de l'étude de l'ITIF, affirme qu'une perte de confiance dans les entreprises technologiques américaines pourrait mener à des mesures protectionnistes qui nuiraient notamment au secteur à croissance rapide du cloud. Selon lui, les entreprises américaines du secteur pourraient perdre leur suprématie aux Etats-Unis et à l'international dans le "cloud" et céder 10 à 20% à des firmes étrangères dans les 5 années à venir."Le risque est qu'un pays comme l'Allemagne déclare qu'il faut désormais être allemand pour fournir des services de données informatiques en Allemagne", a-t-il expliqué à ...

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