États-Unis : «Le choix du colistier aide le public à se faire une opinion»

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INTERVIEW - Joel Goldstein, spécialiste de la vice-présidence américaine, est professeur de droit à l'université de Saint-Louis.

LE FIGARO. - Le choix du colistier a-t-il une influence sur le résultat de l'élection présidentielle américaine?

Joel GOLDSTEIN. - Les gens votent avant tout pour le président et pour un parti. Très peu d'entre eux choisissent le président en fonction de son colistier. Il y a une exception notoire: en 1960, le sénateur démocrate du Texas, Lyndon Johnson, a permis à John Fitzgerald Kennedy de remporter l'État et le Sud. Sans lui, Kennedy n'aurait jamais gagné la présidentielle. On peut citer deux autres élections où le vice-président a fait la différence. En 1976, Jimmy Carter n'a gagné que de quelques points face au président sortant Gerald Ford. Son colistier Walter Mondale était très populaire et avait beaucoup fait campagne. En choisissant Al Gore en 1992, Bill Clinton a donné l'image d'une nouvelle génération de démocrates centristes du sud face à George Bush et Dan Quayle. Cela leur a réussi.

L'histoire a-t-elle connu beaucoup de colistiers plus populai...

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