Etats-Unis : l'armée s'apprête à détruire 2 600 tonnes de gaz moutarde

le
0
Etats-Unis : l'armée s'apprête à détruire 2 600 tonnes de gaz moutarde
Etats-Unis : l'armée s'apprête à détruire 2 600 tonnes de gaz moutarde

L'armée américaine envisage de détruire sa plus grande réserve de gaz moutarde pour respecter un traité international, interdisant les armes chimiques, ont annoncé mercredi les autorités américaines selon la chaîne de télévision Al-Jazeera. Un projet qui devrait démarrer la semaine prochaine et qui coûtera 4,5 milliards de dollars (4 milliards d'euros).

 

L'usine, en grande partie automatisée, du dépôt chimique militaire de Pueblo, dans le Colorado, commencera à détruire environ 780 000 obus remplis de ce gaz, selon Greg Mohrman, le directeur de l'usine qui a refusé d'être plus précis pour des questions de sécurité et de possibles retards de dernière minute.

 

500 munitions détruites par jour

 

«Nous nous sommes beaucoup entraînés,» a souligné Greg Mohrman qui ajoute : «La semaine prochaine, on passera à la version réelle, ce sera pour de bon.»  Les obus stockés au dépôt de Pueblo contiennent 2 600 tonnes du produit chimique.

 

Des robots démantèleront les munitions et l'usine utilisera de l'eau et des bactéries pour neutraliser l'agent de moutarde, qui peut mutiler ou tuer en s'attaquant à la peau, aux yeux et aux voies aériennes. À pleine capacité, l'installation pourra détruire une moyenne 500 cartouches par jour, sachant qu'elle sera opérationnelle 24 heures sur 24. La fin de l'opération de destruction est prévue à la mi-2020.

 

L'usine devrait démarrer lentement et ne devrait probablement atteindre sa pleine capacité qu'au début de l'année prochaine, a expliqué Rick Holmes, chef de projet pour Bechtel Corp qui a conçu et construit l'usine. Le dépôt a déjà détruit 560 obus et bouteilles de gaz qui fuitaient ou avaient d'autres défaillances et qui ne pouvaient donc pas être traités par l'usine. Ils ont été placés dans une chambre hermétique et ouverts par des charges explosives, puis neutralisés avec ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant