Etats-Unis: émoi après l'arrestation d'un sans-papiers filmée par sa fille

le
0
Etats-Unis: émoi après l'arrestation d'un sans-papiers filmée par sa fille
Etats-Unis: émoi après l'arrestation d'un sans-papiers filmée par sa fille

Une vidéo poignante où l'on entend sangloter une adolescente pendant qu'elle filme l'arrestation de son père sans-papiers juste à côté du collège où il déposait l'une de ses quatre filles suscitait l'indignation vendredi aux Etats-Unis.L'affaire relance aussi la crainte que l'administration Trump, qui a fait de l'expulsion de millions d'immigrés en situation illégale une priorité, en arrête désormais dans des lieux où les autorités ne menaient pas jusqu'alors ce type d'opération: les écoles, hôpitaux, tribunaux, lieux de culte, etc.Romulo Avelica-Gonzalez, Mexicain de 48 ans qui vit aux Etats-Unis depuis 27 ans et travaillait dans un restaurant, a été arrêté mardi aux abords du collège Academia Avance du quartier de Highland Park à Los Angeles, par deux policiers en vestes bleues barrées des lettres jaunes "police".L'incident a été filmé par sa fille de 13 ans Fatima, qu'on entend sangloter et gémir à l'arrière de la voiture où se trouvait aussi la mère des quatre soeurs, toutes nées aux Etats-Unis.La vidéo a fait le tour d'internet et des médias américains."Nous étions effrayées et tristes", a raconté à l'AFP l'adolescente timide au téléphone.Ce matin-là, elle était brièvement sortie de chez elle acheter un en-cas avant de partir à l'école et avait vu une "voiture suspecte" banalisée stationnée près de chez eux.Son père a ensuite emmené ses deux plus jeunes filles au collège, déposant d'abord Yuleni, 12 ans. Puis à environ 700 mètres de l'école, deux voitures de police ont encadré la sienne, allumant leurs gyrophares et l'amenant à s'arrêter. "Il leur a demandé ce qu'il avait fait de mal, ils lui ont dit de se taire, l'ont menotté et mis dans une voiture", poursuit Fatima. Sa mère lui a alors demandé d'"être forte"."Nous n'aurions jamais cru que ça pourrait nous arriver", assure Fatima, même si des agents de l'immigration étaient déjà ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant