États-Unis-Cuba : les vieux démons ne dorment jamais

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Le militant anti-castriste Santiago Alvarez, accusé de terrorisme.
Le militant anti-castriste Santiago Alvarez, accusé de terrorisme.

Malgré de récents signes d'ouverture de Cuba, illustrés par des réformes économiques lancées par le président Raúl Castro, le 30 avril dernier, les États-Unis ont décidé de maintenir l'île dans la liste des États soutenant le terrorisme. Dans un rapport américain, le régime communiste est placé aux côtés de l'Iran, du Soudan et de la Syrie. Depuis 1982, le pays est en effet accusé d'"abriter des fugitifs recherchés aux États-Unis" ainsi que d'être "un lieu de refuge pour les membres de l'ETA ou des Farc". Et l'animosité entre les deux pays est partagée, puisque le régime communiste définit pour sa part les États-Unis comme le principal instigateur du "terrorisme d'État". Sur leur encyclopédie en ligne EcuRed, les Cubains reprochent ainsi aux Nord-Américains d'avoir "promu des dictatures et des coups d'État dans le monde entier" et estiment que Miami est un repère pour comploteurs cubains anti-castristes. Des protestations pacifistes C'est dans ce contexte que le gouvernement communiste a récemment accusé de terrorisme l'opposant anti-castriste Santiago Álvarez. Ce Cubain de 72 ans, réfugié aux États-Unis, est soupçonné d'avoir dirigé un groupe qui visait à attaquer des installations militaires cubaines afin de renverser le gouvernement communiste. C'est ce qu'affirme le journal officiel du régime, Granma, dans un article du 7 mai : "Quatre citoyens d'origine cubaine résidant à Miami" ont été arrêtés "alors...

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