Etats-Unis : bataille juridique pour brevets en génétique

le
0
Les «ciseaux génétiques» CRISPR-Cas9 permettent d'éditer le génome de manière chirurgicale, en ciblant une zone spécifique de l'ADN, en la coupant ou en y insérant la séquence souhaitée. (© University of Michigan)
Les «ciseaux génétiques» CRISPR-Cas9 permettent d'éditer le génome de manière chirurgicale, en ciblant une zone spécifique de l'ADN, en la coupant ou en y insérant la séquence souhaitée. (© University of Michigan)

Dans un grand bâtiment moderne d'une banlieue de Washington s'est achevée cette semaine la première manche d'une bataille feutrée, mais féroce, sur une technique révolutionnaire de modification du génome.

Vu les enjeux financiers colossaux, la partie sera longue. Elle oppose un duo féminin franco-américain, Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, à un Américain d'origine chinoise, Feng Zhang. Soit le gratin international des chercheurs spécialisés dans la «chirurgie du gène».

L'office des brevets américain (USPTO) a rendu une décision favorable à l'équipe de Feng Zhang, cerveau du Broad Institute, organisme né de la collaboration d'Harvard et du Massachusetts Institute of Technology.

Editas Medicine, start-up liée à Broad, a donc vu son action s'envoler mercredi en Bourse. A contrario, les cours des sociétés ayant parié sur les brevets de Mmes Charpentier et Doudna ont brutalement chuté.

«De la folie de ne pas faire appel»

Cette dispute scientifico-économique aura en effet des conséquences sur des contrats estimés à des milliards de dollars.

«Cela serait de la folie (pour elles) de ne pas faire appel. Le ratio entre le coût et les bénéfices potentiels l'impose», assure le professeur de droit Jorge Contreras, expert en génétique et propriété intellectuelle.

Régulièrement pressentie pour le Nobel, Mme Charpentier est affiliée au Max Planck Institute

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant