Etats-Unis : Barack Obama menacé de cohabitation

le
0
Etats-Unis : Barack Obama menacé de cohabitation
Etats-Unis : Barack Obama menacé de cohabitation

Quelles sont leurs chances exactement ? 69 %, 75 % ? A la veille de l'élection, tous les instituts de sondage s'accordent sur un point : les républicains devraient remporter ce soir la majorité au Sénat, après avoir, en 2010, fait basculer dans le rouge la Chambre des représentants... Seuls six sièges de sénateurs les séparent encore d'une majorité absolue dans les deux chambres du Congrès.

« La course est très serrée dans une dizaine d'Etats, tempère Kathleen Knight, professeur de sciences politiques à l'université de Columbia. Les républicains n'atteindront sans doute pas la majorité qualifiée de 60 sièges (sur 100) au Sénat », mais la majorité simple semble acquise. Comme Ronald Reagan en 1986, Bill Clinton en 1994 et George W. Bush en 2006, l'actuel président s'apprête donc à subir une cohabitation, que les observateurs anticipent déjà comme particulièrement difficile.

L'Obamacare et la loi sur l'immigration en danger

Le Congrès, électrisé depuis l'arrivée en 2010 d'une vague d'élus radicaux du Tea Party, a déjà bloqué la plupart des projets du président, allant jusqu'à causer l'arrêt des activités gouvernementales en octobre 2013 (le fameux « shutdown »). En contournant ces blocages en gouvernant par décrets, Barack Obama a exaspéré une partie de l'opposition avec laquelle ses relations sont aujourd'hui exécrables.

« Le 113e Congrès a été le moins productif de l'histoire, le 114e sera pire », prévient Kathleen Knight, qui ne pense pas cependant que l'héritage entier de Barack Obama sera jeté aux orties. « Un Congrès républicain tentera, symboliquement, d'abolir l'Obamacare », c'est-à-dire la réforme de la santé, devenue la bête noire de l'opposition, « mais le président usera de son droit de veto pour contrer tout passage en force ». En revanche, l'influence de l'opposition pèsera sur le processus de nomination des juges, ministres et ambassadeurs, qui doivent tous être ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant