Etats-Unis : 2,3% de croissance contre 2,6% attendus

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La croissance a redémarré aux Etats-Unis, mais pas assez vite pour les investisseurs.
La croissance a redémarré aux Etats-Unis, mais pas assez vite pour les investisseurs.

Les marchés américains baissaient jeudi dans des proportions modérées, les investisseurs reprenant leur souffle après un certain enthousiasme, hier soir, suite au discours de la présidente de la Fed.

Bien, mais pas assez. Tel est en substance le sentiment que semble traduire le marché ce jeudi en ce qui concerne la croissance de l’activité économique aux Etats-Unis. Le Dow Jones perdait 0,44% à 17h10 (heure française), tandis que le Nasdaq abandonnait 0,52%.

Pourtant, les Etats-Unis sont parvenus à sortir la tête de l’eau au second trimestre 2015, avec une croissance du PIB de 2,3% en rythme annualisé (chiffre corrigé des variations saisonnières). L’administration américaine a également révisé en hausse les chiffres de la croissance du premier trimestre, qui deviennent légèrement positifs (+0,6% en rythme annualisé) alors que la précédente estimation indiquait une contraction d’activité au T1.

Le chiffre déçoit, alors que le consensus des analystes tablait sur une progression un peu plus élevée de la croissance américaine, à 2,6% d’après les données d’investing.com.

D’autres chiffres sont pourtant ressortis meilleurs qu'attendu aux Etats-Unis cet après-midi, notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage, qui sont ressorties légèrement inférieures au chiffre attendu (267.000 nouvelles inscriptions, contre 270.000 attendu). De même pour les dépenses de consommation américaines, en hausse de 2,9% au T2 contre +2,7% attendu.

La veille, le marché américain avait terminé en hausse modérée (+0,69% sur le Dow Jones) suite au discours de Janet Yellen, présidente de la Fed. Celle-ci n’a pas apporté de précisions sur la probable hausse des taux directeurs américains attendue d’ici peu, ce qui a pu laisser entendre que cette hausse n'aurait pas forcément lieu dès le mois prochain, mais peut-être un peu plus tard dans l'année. La présidente de la Fed ne s’est pas non plus inquiétée des récentes difficultés chinoises, ce qui a pu donner au marché le sentiment que les récentes craintes sur ce sujet avaient pu être exagérées.

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X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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