Etat islamique-La coalition se réunit pour parler stratégie

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WASHINGTON, 14 octobre (Reuters) - Barack Obama doit faire le point mardi sur la stratégie mise en oeuvre contre l'Etat islamique avec les responsables militaires de la vingtaine d'Etats membres de la coalition formée à l'initiative de Washington. A trois semaines des élections de mi-mandat qui font figure de référendum sur sa politique, le président des Etats-Unis va s'efforcer de donner des gages de sa détermination à en finir avec le mouvement djihadiste qui tient une part importante de la Syrie et de l'Irak. La réunion, qui doit s'ouvrir à 19h00 GMT sur la base aérienne d'Andrews, près de Washington, sera présidée par le général Martin Dempsey, chef d'état-major de l'armée américaine. "Cela entre dans le cadre des efforts déployés pour construire la coalition et intégrer les capacités de chaque Etat dans une stratégie plus large", a déclaré Alistair Baskey, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche. Cette stratégie ne fait pas l'unanimité. "Ils gagnent et pas nous", a résumé dimanche le sénateur républicain John McCain, évoquant notamment la situation à Kobani, ville kurde du nord de la Syrie assiégée depuis près d'un mois par l'Etat islamique, et en Irak, où les djihadistes viennent de s'emparer de Hit, dans la province d'Anbar, provoquant la fuite de 180.000 personnes, selon les Nations unies. Allemagne, Arabie saoudite, Australie, Bahreïn, Belgique, Canada, Danemark, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, France, Irak, Italie, Jordanie, Koweït, Liban, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Qatar et Turquie seront représentés sur la base d'Andrews. Aucune décision n'est attendue à cette occasion. "Il s'agit de se réunir pour parler du projet, des difficultés et de la marche à suivre", a indiqué le colonel Ed Thomas, porte-parole du général Dempsey. La présence de la Turquie, que beaucoup exhortent à intervenir pour sauver Kobani, est jugée déterminante. Elle pourrait annoncer prochainement une association avec l'Arabie saoudite pour entraîner l'opposition syrienne modérée. Ankara n'a pu s'entendre avec les Etats-Unis sur l'utilisation de la base aérienne d'Incirlik pour mener des raids contre l'Etat islamique, mais a donné son accord de principe à Washington en ce qui concerne la formation des insurgés syriens, a-t-on appris lundi de source proche des services du Premier ministre. (Jeff mason et Phil Stewart, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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  • M6418959 le mardi 14 oct 2014 à 10:27

    Les journaux reconnaissent des criminels puisqu'ils disent qu'ils représentent un état. Cette nébuleuse est-elle reconnue par les membres de L'ONU. Vous choisissez des mots inappropriés pour moi et dire que nos enfants vous entendent à télé. Ce n'est pas comme cela qu'ils vont apprendre le sens des mots qui peuvent tuer comme une arme.

  • M6197799 le mardi 14 oct 2014 à 09:15

    Quand on pense que la Turquie a failli entrer dans l'Europe !