Etat de droit : Marine Le Pen semble vouloir éviter la surenchère

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Marine Le Pen lors de son interview au journal de 20h sur France 2  le 29 juillet 2016.
Marine Le Pen lors de son interview au journal de 20h sur France 2  le 29 juillet 2016.

Dans le débat actuel sur la lutte contre le terrorisme, la présidente du FN a dénoncé vendredi une « gauche dans la simulation » et une « droite dans l’agitation ».

La politique, c’est parfois l’art du contre-pied. Alors qu’une forme de surenchère s’est installée dans le débat public autour de la nécessité ou non de revoir les contours de l’Etat de droit pour lutter contre le terrorisme, Marine Le Pen, elle, préfère manifestement ne pas en rajouter.

Pas question, pour la présidente du Front national, d’emboîter le pas de Nicolas Sarkozy et d’une partie de la droite, qui souhaitent mettre en place l’internement préventif de personnes fichées S. « C’est une mesure contraire à notre Constitution », a rappelé, vendredi 29 juillet, la députée européenne au 20 heures de France 2.

Son credo, au contraire, est de plaider pour le « rétablissement de l’Etat de droit ». Car « la Constitution n’est pas respectée » et « les lois ne sont pas appliquées », selon Mme Le Pen, pas plus que les peines. Face au terrorisme, la dirigeante frontiste appelle donc à une « reconquête (…) dans le respect de l’ordre, des lois, de la République française ». Ou comment essayer de s’afficher en femme politique responsable quand le climat, en France, tend à s’assombrir.

« Crédible » ou « clivante » ? « On a l’impression que la classe politique perd son sang froid. Or, les Français, eux, ont un comportement exemplaire », avait déjà estimé, mercredi, la députée européenne dans un entretien accordé au quotidien catholique traditionaliste Présent, au lendemain de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Vendredi, elle a dénoncé une « gauche dans la simulation » et une « ...

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