Etat d'urgence : Strasbourg barricade sa cathédrale

le , mis à jour à 08:55
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Etat d'urgence : Strasbourg barricade sa cathédrale
Etat d'urgence : Strasbourg barricade sa cathédrale

« Vos collègues refusent de me laisser entrer à cause de mon sac à dos. Ma femme et mon fils sont à l'intérieur. » Jean-Jacques, 36 ans, venu des Yvelines visiter Notre-Dame de Strasbourg, est furax. Mais la cathédrale s'est muée en forteresse. « Quelques jours avant Saint-Etienne-du-Rouvray, la préfecture nous a demandé de renforcer notre sécurité. L'état d'urgence nous oblige à prendre des dispositions strictes. La menace est réelle », explique Bernard Xibaut, le chancelier du diocèse. Les messes de 7 h 30 et de 18 h 30 en semaine, de 8 heures le dimanche, de 18 h 30 le samedi ont été suspendues « jusqu'à nouvel ordre », lit-on sur les petites affiches.

 

 

Bernard Xibaut, le chancelier du diocèse (LP/Yann Foreix)

 

« Il a fallu revoir et réduire les horaires d'ouverture, prévoir une fermeture à la mi-journée pour permettre au personnel de surveillance de se relayer. Nous avons fait une embauche supplémentaire et sollicité l'aide de bénévoles, mais c'est insuffisant pour fonctionner comme avant », concède le prêtre.

 

Où va-t-on si on empêche les gens d'entrer dans les églises ?

UN TOURISTE

 

La file d'attente s'allonge devant le seul — et ultra-filtré — accès à l'édifice. Comme Jean-Jacques, Bruno et Alexandra repartent penauds à cause de leur sac à dos. « Ils ont sans doute raison d'être aussi vigilants, mais où va-t-on si on empêche les gens d'entrer dans les églises ? » s'inquiète ce touriste angevin.

 

A pied, à vélo, en voiture... la police patrouille devant la cathédrale gothique et dans les rues pavées qui l'entourent. Les soldats de l'opération Sentinelle font les cent pas. Pour casser l'angoisse, Alex, 8 ans, a trouvé la parade : il chasse le Pokémon.

 

Marie-Louise, une fidèle, dans la cathédrale (LP/Yann Foreix)

 

Le 24 décembre, en plein marché de Noël, une menace d'attentat avait déjà mis en alerte ...

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  • bernm il y a 11 mois

    On ne fait que deplacer le probleme. Avant il y avait le risque d'attentat dans la foule dans la cathedrale, maintenat c'est dans la file d'attente. Faudra t'il mettre en place des barrages avant de faire la queue?

  • M488902 il y a 11 mois

    Le terrorisme a gagne...Et cela n'empechera en rien les actes terroristes de se produire, dans les longues et denses files d'attentes maintenant. Et mis a part dew emplois de securite, ce sont 10 fois plus d'emplois perdus sinon.