Etat d'urgence prolongé: "la menace est lourde", dit Valls

le , mis à jour à 14:42
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Manuel Valls au coté de Jean-Marc Sauvé au siège du Conseil d'Etat, à Paris, le 6 juin 2016 ( AFP/Archives / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
Manuel Valls au coté de Jean-Marc Sauvé au siège du Conseil d'Etat, à Paris, le 6 juin 2016 ( AFP/Archives / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

L'état d'urgence en vigueur depuis les attentats de novembre 2015 "ne peut pas être prolongé indéfiniment" mais "la menace est lourde" voire encore "plus lourde aujourd'hui", a affirmé vendredi le Premier ministre Manuel Valls pour justifier la nouvelle prolongation jusqu'à la présidentielle proposée par l'exécutif.

Interrogé à Matignon sur les propos du vice-président du Conseil d’État Jean-Marc Sauvé prévenant que l'état d'urgence ne pourrait "pas être renouvelé indéfiniment", le Premier ministre a répondu que celui-ci avait "raison" sur ce point. Mais "le terrorisme est là et la menace est lourde", a-t-il justifié.

Interrogé sur les intentions du gouvernement en matière de sortie de l'état d'urgence, le Premier ministre a précisé que sur la proposition au Parlement de prolonger l'état d'urgence au-delà de son terme actuel de janvier, "nous sommes encore en train d'y travailler". "Il y a encore plusieurs réunions interministérielles", a-t-il dit.

"Le vice-président du Conseil d’État Jean-Marc Sauvé a raison et nous l'avons toujours ainsi pensé: on ne peut pas prolonger indéfiniment l'état d'urgence", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Matignon à l'occasion du lancement d'une campagne contre l'embrigadement jihadiste.

"Mais ce qui est vrai, c'est que le terrorisme est là. Et la menace est lourde, je n'ose même pas dire, elle est encore davantage plus lourde aujourd'hui", a-t-il affirmé.

Comme à l'Assemblée cette semaine, M. Valls a donné "trois raisons" à la prolongation de l'état d'urgence.

"Il y a une campagne présidentielle, avec des réunions publiques. Et notre pays est capable à la fois de mettre en oeuvre l'état d'urgence et de faire vivre sa démocratie", a-t-il plaidé.

Deuxième raison: "les batailles décisives" engagées contre l'organisation État islamique dans ses fiefs de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, auxquelles la France participe au sein de la coalition. "Avec toutes les conséquences que cela représente, car les terroristes veulent impressionner, frapper alors que leurs propres rangs sont en train de reculer", selon M. Valls.

Enfin, "la menace est là, elle vient de là-bas, de Syrie, d'Irak, mais elle est évidemment dirigée vers nous", a-t-il souligné, rappelant notamment le nombre d'attentats déjoués et d'interpellations dans les réseaux jihadistes.

Si le gouvernement proposait effectivement une nouvelle prolongation en janvier, "l'assemblée générale du Conseil d’État prendrait ses responsabilités et donnerait son avis", a prévenu M. Sauvé dans un entretien au journal Le Monde.

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  • nayara10 il y a 2 semaines

    A 150 par jour ,cela ira à l'infinie ...

  • npi6711 il y a 2 semaines

    c'est un bon argument avant les elections...

  • sibile il y a 2 semaines

    c'est le genre de propos qui va faire revenir les touristes chez nous ....

  • d.e.s.t. il y a 2 semaines

    Un bon prétexte pour ne rien faire contre les candidats au djihad!

  • M348281 il y a 2 semaines

    Il parle pour ne rien dire.

  • frk987 il y a 2 semaines

    Mais pour gagner un électeur que ne ferait pas le PS ??? c'est là la question de fond.

  • frk987 il y a 2 semaines

    3 pauvres bidasses arpentant des rues désertes, sont sérieux les socialos ????? C'est aux frontières qu'il faut agir, pas une fois que le ver est dans le fruit.