Etat d'urgence : les doutes des élus

le , mis à jour à 09:42
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Etat d'urgence : les doutes des élus
Etat d'urgence : les doutes des élus

Ce mercredi à l'Assemblée, puis jeudi au Sénat, une quatrième prolongation de l'état d'urgence sera soumise aux parlementaires pour une durée de trois mois. Si elle est votée, ce qui est hautement probable, malgré les critiques qui se font jour sur tous les bancs sur son efficacité, la France aura connu une année quasi complète sous ce statut d'exception décrété le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis.

 

A droite, Nicolas Sarkozy a déjà approuvé l'idée de cette rallonge, malgré les sérieux doutes brandis par ses amis. Il réunira les députés et sénateurs LR mardi matin au siège du parti pour arrêter une position commune. « Je voterai pour la prolongation, même si globalement l'état d'urgence a un bilan mitigé et peu d'efficacité à long terme. C'est un vote faute de mieux, puisque le gouvernement a balayé nos propositions », explique le député LR Georges Fenech, qui ne désespère pas de faire adopter cette fois des amendements, notamment sur l'allongement de la durée des assignations à résidence.

 

Une discipline de vote que ne s'appliquera pas Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, associé à LR. Pour le député des Yvelines, l'état d'urgence aurait dû être suspendu dès février. « En deux mois d'application, nous avons constaté une baisse d'efficacité. Sa force réside dans sa brièveté et son caractère soudain. Passé l'effet de surprise, les surveillés se réorganisent. Donc imaginez au bout de huit mois ! A ma connaissance, il n'y a plus actuellement qu'une trentaine d'assignés à résidence et plus de perquisitions. On touche aux limites de la politique de l'émotion. »

 

Chez les députés PS, une très large majorité se prononcera pour cette prorogation, y compris dans les rangs des frondeurs. « Nous sommes coordonnés sur le rejet de la politique de Valls, mais pas sur les questions de société où chacun est ...

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  • M8252219 il y a 5 mois

    La question principale après que François Hollande dans son interviewe précisait que sa principale préoccupation était de protéger la famille France . Pourquoi la centaine de gendarmes et de policiers municipaux n'ont pas arrêtés par tous les moyens possibles et n'ont pas poursuivi immédiatement ce camion qui avait franchi une zone interdite. En état d'urgence ce genre de comportement pose un vrai problème de sécurité et d'autorité : Qui sont les responsables de cette inertie de la police ?