Etat d'urgence : le retour du tabac au lycée

le , mis à jour à 08:44
0
Etat d'urgence : le retour du tabac au lycée
Etat d'urgence : le retour du tabac au lycée

Tous les jours à 10 heures, Iris sort de la poche de sa parka kaki un paquet de Marlboro Lights. Pour cette lycéenne de 18 ans, en terminale au lycée Voltaire à Paris (XIe), les journées de cours sont rythmées par les pauses cigarette : avant de commencer à 8 heures, à la récré de 10 heures, à midi et puis encore à 15 heures... Jusqu'à récemment, elle devait sortir, à l'extérieur du grand portail bleu roi, pour souffler ses volutes. Mais depuis trois mois et la proclamation de l'état d'urgence, la règle a changé : la direction, s'appuyant sur une circulaire qui suspend provisoirement une interdiction de fumer dans les établissements, permet aux élèves, mêmes mineurs, d'allumer une cigarette dans un coin de cour, avec des cendriers mis à leur disposition. L'idée est d'éviter, devant le lycée, des attroupements de jeunes qui pourraient être des cibles pour une éventuelle attaque terroriste.

LA QUESTION DU JOUR. Etat d'urgence : faut-il autoriser les lycéens à fumer à l'intérieur des établissements ?

VIDEO. L'Assemblée nationale prolonge de trois mois l'Etat d'urgence

Combien d'établissements, comme Voltaire, ignorent ainsi la loi sur le tabac « pour raison de sécurité » ? Le ministère de l'Education nationale, tout en ne communiquant aucun chiffre, affirme que cette « tolérance » est « exceptionnelle ». Reste qu'elle commence à faire tousser. La députée (PS) de Gironde et présidente d'Alliance contre le tabac, Michèle Delaunay, vient de demander à la ministre de l'Education de faire appliquer la loi strictement et sans exception dans tous les établissements scolaires. « Si un élève n'est pas en mesure de s'arrêter de fumer pendant plusieurs heures, il doit être dirigé sans attendre vers la médecine scolaire », tranche-t-elle.

«C'est moins hypocrite»

Au lycée Voltaire, la mesure divise aussi les parents, entre les stricts antitabac et ceux qui veulent savoir leurs enfants, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant