Etat d'urgence en Sardaigne après une tempête meurtrière

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ETAT D'URGENCE EN SARDAIGNE APRES UNE TEMPÊTE MEURTRIÈRE
ETAT D'URGENCE EN SARDAIGNE APRES UNE TEMPÊTE MEURTRIÈRE

ROME (Reuters) - L'état d'urgence a été décrété en Sardaigne mardi par le gouvernement italien après le passage du cyclone Cleopatra qui a fait 17 morts et laissé plusieurs centaines de personnes sans abri.

Quelque 450 millimètres d'eau se sont abattus en une heure et demie durant la nuit et ont fait sortir de leur lit plusieurs rivières, provoquant des inondations dans l'ensemble de l'île.

"C'est une tragédie nationale", a dit Enrico Letta, le président du Conseil, à l'issue d'une réunion d'urgence de son gouvernement.

Il a précisé que l'état d'urgence permettrait de délivrer plus rapidement une aide aux régions sinistrées, où la tempête a provoqué des inondations dans de nombreux domiciles.

Le président de la Sardaigne, Ugo Cappellacci, a dit à la télévision que la ville d'Olbia, dans le nord-est de l'île, et les environs de Nuoro, dans le centre, avaient été particulièrement inondés. Plusieurs ponts se sont effondrés.

"La situation est tragique", a-t-il dit. "Les hôtels d'Olbia sont pleins de gens qui ont dû s'échapper, les domiciles de milliers de personnes sont endommagés."

Le maire d'Olbia, Gianni Giovanelli, a raconté que l'eau avait jailli "comme une bombe" et que les pluies avaient atteint en une heure et demie le niveau observé au bout de six mois à Milan. "On vient de trouver le corps d'un enfant que nous avons passé la nuit à chercher", a-t-il dit, précisant que les équipes de secours tentaient encore de retrouver d'éventuelles victimes.

Au-delà du bilan humain, cette catastrophe pose la question de la capacité des pouvoirs publics soumis à des restrictions budgétaires à faire face à de telles situations d'urgence.

"Nous sommes confrontés à un événement (climatique) exceptionnel qui plonge dans la crise notre système d'aménagement et de gestion du territoire", a reconnu le chef adjoint des services géologiques de Sardaigne, Antonello Frau.

"Il faut vraiment revoir la manière dont nous gérons ces situations qui deviennent de plus en plus fréquentes".

James Mackenzie, avec Naomi O'Leary et Roberto Landucci, Julien Dury et Pierre Sérisier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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  • lorant21 le mardi 19 nov 2013 à 16:35

    On en voit pas le rapport avec les crédits. Une catastrophe, cela ne prévient pas et ne s'inscrit pas au budget...