Etat d'urgence : des snipeurs sur les toits de Roissy

le , mis à jour à 07:42
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Etat d'urgence : des snipeurs sur les toits de Roissy
Etat d'urgence : des snipeurs sur les toits de Roissy

3 247 hectares, deux gares RER et une gare TGV : sur le papier, sécuriser l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG) est un cauchemar de préfet dans une France hantée par la menace terroriste. C'est pourtant la mission de Christophe Blondel, secrétaire général de la préfecture installé sur le site pour assurer la sûreté aéroportuaire de CDG et du Bourget. « Les problématiques de sûreté, je connaissais déjà ! » sourit ce quadragénaire passé par l'état-major de l'administration pénitentiaire. Archétype du serviteur de l'Etat dévoué à sa mission, Blondel n'est pas du genre à dramatiser pour attirer sur lui les projecteurs : « L'état d'urgence ? Depuis l'intervention au Mali, nous étions presque au maximum de ce qu'on peut faire... »

 

Côté voyageurs, l'impression est pourtant « flagrante » que « la sécurité est montée d'un cran ». Dans l'aérogare 2E — celle du hub Air France —, patrouilles de police et militaires en treillis, fusil d'assaut Famas à l'épaule, multiplient les allers-retours. Ce qui rassure la plupart des vacanciers mais en exaspère d'autres. « J'ai l'impression de vivre dans une dictature militaire », soupire ainsi Christophe.

 

LP/Yann Foreix

 

Il y a les mesures visibles... et celles plus discrètes. Snipeurs sur les toits, 4 x 4 blindé avec équipage lourdement armé prêt à intervenir sur les pistes, agents en civil de la police aux frontières qui effectuent « de l'analyse comportementale » (détection des individus suspects), effectifs de la direction du renseignement autorisés « à faire des filatures »...

« J'ai l'impression de vivre dans une dictature militaire »

Christophe, voyageur

« Le risque est permanent et la menace imprévisible », soupire Christophe Blondel. Au PC sécurité du terminal, des agents d'ADP (Aéroports de Paris) scrutent en permanence des dizaines d'écrans (9 000 caméras de vidéosurveillance, ...

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  • M7034327 il y a 4 mois

    Expulser les fichés S?? Pour qu'ils reviennent? Ne serait-il pas mieux de s'en débarrasser? Dans des accidents de la route, des accidents d'électrocution? En URSS et sous Saddam Hussein, çà marchait comme çà. Plutôt que de les surveiller, çà coûterait nettement moins cher et ce serait beaucoup plus sécu.

  • perevert il y a 4 mois

    Que le gouvernement expulse déjà les fichiers S travaillant à Roissy ! c'est totalement irréel de se dire que des terroristes potentiels ont l'autorisation de travailler tranquillement dans un tel lieu...il n'y a que dans la France socialiste que l'on voit des aberrations pareilles.

  • luke4 il y a 4 mois

    le monde construit par Fl@mby et Sarkozy ça

  • guerber3 il y a 4 mois

    C' est toute la question des interwiew :plus on interroge de gens plus on lit de con..neries : il faut accepter ou cesser ce genre d' exercices...!

  • quoa il y a 4 mois

    ne pas douter qu'ils ont mis un rafale quelque part (FOMEC)

  • b.renie il y a 4 mois

    Mesures de sécurité dans les aéroports « J'ai l'impression de vivre dans une dictature militaire » soupire un voyageur. Préférerait-il un drame ? qui ne sera peut-être même pas évité en dépit de ces précautions.