État d'urgence : Cazeneuve fait (et règle) ses comptes

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Selon Bernard Cazeneuve, 285 personnes sont actuellement assignées à résidence. 83 % d'entre elles sont suivies par les services de renseignement pour leur radicalisation.
Selon Bernard Cazeneuve, 285 personnes sont actuellement assignées à résidence. 83 % d'entre elles sont suivies par les services de renseignement pour leur radicalisation.

Il en a marre, Bernard Cazeneuve. Des « postures » et de la mauvaise foi de ses contradicteurs, du « manque de rigueur intellectuelle » des journalistes, des « propos inacceptables » de Noël Mamère, de ceux qui cherchent à faire croire « que le risque n'est pas le terrorisme mais l'état d'urgence ». Bref, de ceux qui ne pensent pas comme lui. Jeudi matin, devant la commission des Lois, le ministre de l'Intérieur n'a ménagé personne. Au point de se montrer cassant, comme avec Isabelle Attard, députée écolo du Calvados : « Vous avez indiqué que vous étiez particulièrement rigoureuse, la preuve en était que vous disposiez d'un doctorat en sciences. Mais un doctorat en sciences n'a jamais donné des compétences en droit. » Ambiance.

L'élue venait de faire remarquer au ministre que, au 9 février, seules 5 procédures pour actes de terrorisme avaient été ouvertes par le parquet de Paris... Un pourcentage extrêmement faible au vu du nombre de perquisitions administratives menées par les forces de l'ordre. Depuis le déclenchement de l'état d'urgence, ce sont en effet 3 340 perquisitions administratives - c'est-à-dire ordonnées par le préfet et sans autorisation préalable d'un magistrat - qui ont été menées. Cela représente, selon les derniers chiffres fournis :

578 armes saisies : 220 armes longues, 169 armes de poing, 42 armes de...

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