Etat d'alerte au Yémen après les menaces terroristes

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Etat d'alerte au Yémen après les menaces terroristes
Etat d'alerte au Yémen après les menaces terroristes

Si ce n'est pas un état de siège, ça y ressemble. Un drone, sans doute américain, survolait dimanche Sanaa, la capitale du Yémen, cernée par les barrages militaires. Quant au sud de la ville, où sont concentrées les représentations diplomatiques occidentales, il restera quelques jours encore quadrillé par les forces spéciales de sécurité? Après les menaces islamistes proférées contre les intérêts occidentaux, c'est l'alerte maximale dans ce pays de la péninsule arabique où Al-Qaïda abrite sa filiale (Aqpa) actuellement la plus redoutable. La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Etats- Unis ont décidé d'y fermer leur ambassade dimanche et lundi, par crainte d'un « attentat majeur ». Les Américains ne se sont pas arrêtés là, en annonçant la fermeture de 21 autres de leurs sites diplomatiques dans la quasi-totalité du monde arabe, mais aussi à Djibouti et au Bangladesh (tout comme le Canada). Ils prolongeront même certaines fermetures jusqu'au 10 août.

Des dizaines d'activistes se sont évadés

Pourquoi un tel empressement? « Un attentat semble imminent », a justifié Michael McFaul, président de la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre des représentants, avant d'évoquer « une des menaces les plus crédibles et les plus précises que j'ai vues depuis le 11 Septembre ». Si les renseignements collectés par la CIA et Interpol pour justifier la menace islamiste restent flous, un message d'Ayman al-Zawahiri, numéro un d'Al-Qaïda, a mis tout le monde d'accord. Celui qui a pris la tête de la nébuleuse terroriste à la mort de Ben Laden a accusé les Etats-Unis d'avoir « comploté » avec l'armée égyptienne et les Coptes chrétiens pour renverser le président Mohamed Morsi (issu des Frères musulmans) début juillet.

Un autre facteur vient alimenter les craintes : la fin du ramadan, jeudi ou vendredi. « Dans l'esprit des jihadistes, les dix derniers jours de ...

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