Etat-civil : neuf Français sur dix se reconnaissent dans leur prénom

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Etat-civil : neuf Français sur dix se reconnaissent dans leur prénom
Etat-civil : neuf Français sur dix se reconnaissent dans leur prénom

Décliner son état civil en grimaçant, souffler : « En vrai je m'appelle untel, mais tout le monde m'appelle machin », maudire en secret ses parents d'avoir été baptisé aussi communément... Tout ça, c'est du passé. Aujourd'hui, neuf Français sur dix aiment leur prénom.

Les hommes et les jeunes un peu plus que les femmes et les vieux, certes, mais c'est un cri du coeur sans appel, si l'on en croit une étude inédite menée dans huit pays d'Europe* par l'Institut Canvas8 pour Coca-Cola, qui lance une campagne de bouteilles personnalisables. Un phénomène « très nouveau et très révélateur », assure la sociologue Joséphine Besnard, spécialiste des prénoms.

« Aujourd'hui, on s'approprie totalement son nom de baptême », sourit-elle. « Ce n'est pas une identité qu'on partage éventuellement avec d'autres personnes de sa génération, c'est vraiment son identité propre. » Tant et si bien que la personne et son prénom ne font plus qu'un : 88 % des Français sondés estiment que leur prénom correspond bien... à leur personnalité.

Marqueur identitaire et social

Des Margot mutines, des Robert joviaux retraités, des Jean-Eudes BCBG ? La consécration, à tout le moins, d'un phénomène que la sociologue observe s'épanouir depuis des années : le prénom est devenu un marqueur identitaire et social majeur, obligeant les futurs parents à plancher des mois sur une short list de la plus haute importance. « Aujourd'hui, quand ils ne divulguent pas le prénom avant la naissance, ce n'est pas par superstition, c'est par peur de se le faire piquer ! »

D'ailleurs, en France, cette short list est plutôt moins qu'ailleurs influencée par les traditions familiales : 17 % des Français sondés seulement assument le « Antoine de père en fils », contre 34 % en Irlande. Les prénoms hexagonaux sont inspirés de personnages célèbres, de références culturelles et de l'idée qu'on se fait de sa classe ...

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