Et un, et deux... Et trente-six - zéro !

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Et un, et deux... Et trente-six - zéro !
Et un, et deux... Et trente-six - zéro !

Certains records restent plus difficiles à battre que d'autres. C'est le cas d'une rencontre de Cup écossaise, disputée il y a 131 ans, le 12 septembre 1885, qui figure toujours dans le livre des performances sportives les plus notables de l'histoire.

Jusqu'à quel degré faut-il interpréter la maxime de Pierre de Coubertin qui veut que "l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu" ? Une trentaine d'années avant ce précepte donné pour les Jeux olympiques de Londres en 1908, la Fédération d'Écosse de football crée la Scottish Cup. Un tournoi considéré comme le deuxième plus ancien en matière de ballon rond, juste derrière la FA Cup anglaise. Cent quarante-trois années de batailles dans la gadoue, de grandeur pour Glasgow (trente-six titres pour le Celtic, trente-trois pour les Rangers) et de records. Où l'important était souvent de participer.

"On aimerait que le tableau d'affichage soit une farce"


12 septembre 1885, à Arbroath, sur le littoral Est écossais. Le club de la ville s'apprête à recevoir Bon Accord dans le cadre du premier tour de la coupe nationale. Une joute extrêmement déséquilibrée sur le papier, puisque l'écurie locale, fondée en 1878, possède déjà quelques faits d'armes, tandis que son adversaire ne s'est formé qu'en 1884. Ce tirage au sort s'explique simplement : à l'époque, n'importe quelle formation sur le sol écossais pouvait s'inscrire à la compète. "Dans ces années-là, il y avait des centaines d'équipes concurrentes inscrites, expliquait Richard McBrearty, conservateur au musée du football écossais, pour le Scotsman. Cela allait des clubs déjà très organisés comme Queen's Park, les Rangers ou Heart of Midlothian jusqu'aux associations de fraîche date, très enthousiastes, mais avec peu d'expérience et qui ont rapidement disparu par la suite." Bon Accord, situé à Aberdeen, fait évidemment partie de la seconde catégorie. À l'origine, il s'agit même d'un club de cricket composé essentiellement d'ouvriers travaillant sur les docks de la ville.

Sous une pluie qui s'abat depuis une dizaine d'heures sur Arbroath, les vingt-deux joueurs entrent sur la pelouse détrempée. On se sert les mains, se souhaite bonne chance en attendant le coup de sifflet donné par l'arbitre. Ce sera le premier d'une interminable série. Quelques poignées de secondes suffisent en effet à John Petrie pour inscrire un doublé. Suivent des buts de Marshall, Munroe et plus ou moins toute l'équipe, rien que pour la première mi-temps. Petrie y va même d'un autre doublé.…




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