Et si on cessait de complexifier le football ?

le
0
Et si on cessait de complexifier le football ?
Et si on cessait de complexifier le football ?

Le football est un jeu qui se joue à 11 contre 11 et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne. C'est pourtant si simple. Pourtant, depuis l'apparition des premières palettes tactiques à la télévision, on n'a de cesse de complexifier et d'intellectualiser ce sport pour rien en omettant des données très simples.

Elles sont partout. Avant le match, à la mi-temps, après le coup de sifflet final et parfois même le lendemain dans des émissions qui leur sont totalement dédiées, si bien qu'il est devenu presque impossible de les éviter. Elles, ce sont les palettes tactiques, caractérisées par leurs traits, cercles, flèches et pointillés de différentes couleurs. Elles sont censées expliquer au spectateur comment telle action ou tel but s'est construit, souvent en affirmant que c'était inévitable. Elles paraissaient sympathiques quand elles ont débarqué à la télévision. Et elles l'étaient, car leur apparition rimaient avec compréhension. Tous les petits détails, toutes les subtilités dans le positionnement des joueurs qui nous échappaient nous étaient à présent accessibles. Mais ces mêmes palettes et autres analyses tactiques d'un seul moment - elles dépassent rarement la minute - ont profité de leur crédit pour nous envahir. Elles occupent désormais tous les médias. À tel point qu'elles sont aujourd'hui présentes même quand on n'a pas besoin d'elles.

Ainsi, beaucoup de spécialistes se sont sentis obligés d'expliquer avec des gribouillis colorés et des segments flous pourquoi et comment Javier Pastore avait inscrit son but stratosphérique contre Chelsea, alors que l'Argentin a très probablement laissé libre cours à son imagination et son aisance technique. L'heure est à l'analyse hyper intellectualisée. On tente de tout expliquer par des chiffres ou des trajectoires. On veut à tout prix donner au spectateur le sentiment qu'il suit un sport aussi complexe qu'une partie d'échec et de surcroît flatter son égo. Lui que les donneurs de leçons n'ont cessé de qualifier de beauf obnubilé par 22 hommes courant bêtement derrière le ballon peut à présent se défendre, arguant que la tactique et la mathématique sont les clés du football. La grenouille devient bœuf, hourra. Mais plus que le spectateur, c'est l'analyste, qui, en étudiant sans cesse et sans cesse des bouts de matchs ou des parties entières à la loupe, perd de la hauteur jusqu'à ne plus rien voir. Au final, ces études de cas deviennent confuses voire complètement surréalistes. De cette pratique sont nés des "footballogues", ces scientifiques du ballon rond. Pourtant le football n'est pas une science et ne s'en approche même pas. Le football est très souvent simple, bien que sa base soit complexe.
Mise en place et spontanéité


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant