Et si les salariés retournaient à la fac ?

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Et si les salariés retournaient à la fac ?
Et si les salariés retournaient à la fac ?

Les universités, auxquelles peu d’entreprises ont recours pour la formation professionnelle, font valoir leurs atouts.

Rares sont les entreprises qui se tournent vers une université pour ­former leurs salariés  : aujourd’hui, les établissements d’enseignement supérieur représentent seulement 3% du marché de la formation continue en France. La société BCA Expertise fait partie de ces défricheurs. Pour former ses managers, elle s’est tournée vers la licence professionnelle en management des activités commerciales proposée par l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). Ce cursus diplômant lui a paru le plus adapté aux besoins de ses responsables d’agences, souvent peu diplômés à la base et principalement formés sur le terrain.

«  Nos managers sont tous issus de la promotion interne, et ont donc un cursus de formation initiale technique, en BTS après-vente automobile, par exemple, indique Roland Fontenier, le responsable des projets formation de l’entreprise. Nous souhaitions leur apporter de la connaissance fondamentale en économie, droit, gestion… afin qu’ils puissent prendre du recul et acquérir les clefs de compréhension les plus fines possibles. Nous souhaitions également leur donner l’opportunité d’un diplôme entérinant leurs compétences managériales.  » La formation s’effectue sur deux à trois jours par mois sur le temps de travail, accompagnés d’ateliers et de cours en e-learning, et dure environ un an.

Formations diplômantes et enseignants qualifiés Si les entreprises pensent rarement à l’université pour la formation professionnelle, c’est que les établissements d’enseignement supé...

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  • b.renie il y a 10 mois

    La numérisation de l'économie détruit les emplois pas ou peu qualifiés. Par contre elle est vorace d'imagination et de qualification. L'Education Nationale est plus que jamais au centre du problème. Il est déconcertant que sachant qu'elle est de loin le plus gros consommateur des crédits budgétaires, que l'on découvre près d'un million de jeunes qui ne sait pas se servir de son intelligence ne sachant ni lire ni écrire sans parler de comprendre. C'est inouï purement et simplement

  • vazi il y a 10 mois

    Donc si toute ces personnes ont de belles idées il ne leur reste plus qu'a trouver d'autres financements pour mener à bien leur projets miraculeux. Et que si les universités souhaitent entrer dans la ronde, elles doivent avant tout être certifiées.

  • vazi il y a 10 mois

    tout le monde critique la formation et son budget. Tout le monde dit qu'il faut faire autrement,former les chômeurs, aujourd'hui les universités veulent de l'argent. Des politiques et journalistes disent qu'ils faut employer ces fonds différemment. Mais tout le monde à l'air d'ignorer que personne en dehors des employeurs et syndicats sont les seules à pouvoir disposer de ces fonds, puisque c'est leur argent et non pas celui de l'état ou de l'UNEDIC

  • akelacca il y a 10 mois

    Les manifs étudiantes ont au moins permis de mettre en avant une fois de plus l'incompréhension réciproque entre le monde de l'entreprise et celui des universités.

  • akelacca il y a 10 mois

    Augmenter les liens universités-entreprises serait une bonne chose. Plus les universités serons capable de produire un enseignement avec une valeur dans les entreprises moins l'on aura de chômage post diplôme.

  • frk987 il y a 10 mois

    Faut dire que la pseudo formation professionnelle effectuée par des gougnafiers, c'est pas spécialement utile, à part consommer le budget obligatoire. Un examen post formation et les choses changeraient.

  • fquiroga il y a 10 mois

    Les facs veulent leur part de gateau formation augmenté.....