Et si les révolutionnaires français étaient des footballeurs ?

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Et si les révolutionnaires français étaient des footballeurs ?
Et si les révolutionnaires français étaient des footballeurs ?

14 juillet 1789. La prise de la Bastille. La France ébranle de nouveau le monde et fait basculer l'Europe dans une autre époque, celle d'une modernité politique dont nous continuons de digérer les dernières miettes. Le roi a certes encore sa tête sur les épaules, mais il ne le sait pas encore, il a perdu un pays qui commence à se penser nation, sans avoir besoin de s'en remettre aux Bourbons. Le centre de gravité de notre histoire quitte Versailles pour retourner à Paris, et hormis les épisodes de la Commune et de la French Touch, cela ne changera plus. Des hommes vont en quelques années inscrire leurs noms au panthéon – parfois au vrai sens du terme - du roman national et surtout squatter de leurs patronymes les rues et édifices publics du moindre petit village de l'Hexagone. En revanche, les stades de foot résistent toujours. Pourtant, Montagnards, Girondins, Jacobins, membres du club des Cordeliers et autres sans-culottes ont peut-être beaucoup à nous apprendre sur le ballon rond Et si les révolutionnaires français étaient des footballeurs ?

Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau

"Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes." Les États généraux devenus assemblée constituante viennent de sonner le tocsin en ce 23 juin 1789. L'homme s'oppose aux puissants et au pouvoir, Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau a donné à une révolution qui n'a pas encore commencé sa première punchline. Sait-il qu'il contribue à renverser de fait un système monarchique qu'il s'évertua ensuite à sauver malgré un roi mollasson et une Marie-Antoinette qui croyait fort en l'invasion étrangère pour tout remettre d'équerre ? Finalement révolutionnaire bien malgré lui, ce proche de Talleyrand décédera avant d'avoir à contempler l'avènement d'une République qu'il n'avait pas vraiment souhaitée. Bref, un héros malgré lui. À l'instar d'un Jean-Marc Bosman qui, sûr de son bon droit, transforma sans y songer une seconde un foot européen où il ne trouva plus jamais sa place...


Henri Grégoire dit Abbé Grégoire

Homme du clergé, curé proche du peuple, partisan de l'abolition de l'esclavage, intimement convaincu que l'église et la chrétienté serviraient la révolution et vice versa, ce grand esprit fondateur des nouvelles valeurs de notre temps avait peut-être deux siècles d'avance. Ou 1789 ans de retard. Un destin assez proche d'un Michel Platini, joueur talentueux d'un autre temps du foot et qui tente, en y croyant sincèrement, de réformer la belle religion du ballon rond pour sauver ce qui peut l'être.


Maximilien de Robespierre

Personnage controversé, sec et incorruptible, cet anticipateur de l'état providence est aussi présenté par certains – l'historien François Furet par exemple - comme celui du totalitarisme. Selon votre point de vue idéologique, il…






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