Et si les ailiers étaient des surfeurs ?

le
0
Et si les ailiers étaient des surfeurs ?
Et si les ailiers étaient des surfeurs ?

Et si l'ailier de débordement avait l'âme d'un surfeur ? La patience, l'engagement total, l'adrénaline, le déséquilibre, l'utilisation du jeu de jambes, le pied comme outil fantastique et l'aspiration d'un moment de plongée unique : la glisse et le dribble ont leurs points communs. Imaginez Arjen Robben et sa planche

Assis sur la plage, il peut attendre des heures sans rien faire. Il ne va pas se mouiller pour une petite expérience. Non, il attend. Il joue avec le sable et sa nouvelle planche. Il attend patiemment, parce qu'il ne veut pas seulement une vague, il veut la vague. Et puis, par moment, il voit quelque chose. Une forme au loin, un embryon de structure qui s'élève du niveau zéro. Instinctivement, parce que le processus est maintenant ancré en lui, il abandonne le dessin et sprinte vers l'eau. Mais la vague est avortée, et le surfeur s'est mouillé pour rien. Retour à l'attente, la patience, l'imagination et les faux espoirs. Il se lèvera hystériquement d'autres fois dans la journée, d'ailleurs. Parce qu'il ne peut rater la bonne occasion lorsqu'elle se présente. Alors, il y met toujours la même volonté, énergie, force. Et puis, au milieu de l'attente, la bonne vague arrivera enfin. Prêt depuis toujours, le surfeur s'élancera et ira sentir la force de la vague après une course intense. Une frayeur pour prendre la température, et c'est parti. Le tout ne dure jamais plus de quelques secondes, mais l'intensité du moment est toujours spectaculaire.

Le surfeur glisse entre les vagues


Adrénaline, adversité, vitesse de réaction, réflexes. Le surfeur est alors plongé dans un micro monde ultra intense, une sorte de Vine réel, où tous ses mouvements, regards et pensées comptent. Planche aux pieds, il semble être né pour glisser et éviter les avancées de l'eau à l'instinct, mais c'est bien le résultat de milliers de vagues défiées. Alors qu'il semble destiné à perdre face à l'eau envahissante, un habile bottom turn le relance, lui et son action. Le surfeur gagne de la vitesse, toujours plus confiant. Lorsque la lèvre de la vague décide de se refermer, il est seul au monde dans ce couloir cylindrique. Il accélère, accélère, ajuste sa position jusqu'au retour de la lumière. Le plus souvent, l'eau finit par gagner et le surfeur se fait rattraper par la violence de la nature. Projeté sous l'eau, il entre alors dans une zone irrespirable et met sa santé en jeu. Quand il en sort vivant, il met souvent un moment à se rendre compte des dégâts, comme s'il sortait d'une série de tacles, le temps que l'adrénaline fuie son corps cabossé. Mais parfois, il va au bout. Et il suffit d'une vague parfaite pour battre l'océan.

L'ailier dribble entre les tacles


Collé à la…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant