Et si le football perdait la tête ?

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Et si le football perdait la tête ?
Et si le football perdait la tête ?

Les études se multiplient, les avis divergent, le débat est lancé : doit-on ou non interdire le jeu de tête aux plus jeunes joueurs de football, voire même à tous les joueurs ? Les amoureux du jeu répondent "jamais de la vie", certains médecins et scientifiques pensent, eux, qu'il s'agit d'une question de santé publique.

À quoi aurait ressemblé le France–Brésil du 12 juillet 1998 si Zinédine Zidane n'avait pas eu le droit de reprendre deux corners de la tête ? Aurait-on retiré le surnom de "Flying Dutchman" à Robin van Persie s'il n'avait pas eu la possibilité d'inscrire son but d'une tête plongeante incroyable face à l'Espagne, lors de la dernière Coupe du monde, au Brésil ? Un club français aurait-il remporté la fameuse Ligue des champions si Basile Boli n'avait pas pu marquer de la tête face au Milan AC, en mai 1993 ? Plus globalement, à quoi ressemblerait le football si on retirait à ses pratiquants toute possibilité de jouer le ballon de la tête ? À un sport complètement différent, sans aucun doute. Et si cette perspective semble aujourd'hui n'être rien de plus qu'une simple fantaisie, quelques personnes œuvrent pour qu'elle devienne une réalité, au moins chez les plus jeunes joueurs, alors que d'autres s'indignent et répondent que cette solution ne permettrait pas d'éliminer les risques de commotion.

Safer Soccer Campaign


Sous l'égide du Sports Legacy Institute – une organisation à but non lucratif créée par l'ancien catcheur Chris Nowinski et le docteur Robert Cantu – et de l'Institut des lois et de l'éthique du sport de l'université de Santa Clara, la Safer Soccer Campaign a été lancée en 2014. Le principe est simple : des spécialistes et des sportifs vont prêcher la bonne parole dans toutes les écoles du pays, expliquant aux coachs et aux parents que les têtes doivent être bannies du football chez les jeunes de moins de quatorze ans. Et les chiffres présentés parlent forcément pour eux. "Jouer le ballon de la tête est de loin le risque n°1 de commotion chez les jeunes, causant plus de 30 000 commotions par an", peut-on lire sur le site internet de la campagne. Alors, pour convaincre, il a fallu s'armer du soutien de quelques champions. Ou plutôt championnes. Brandi Chastain et d'autres membres de la Team USA féminine de 1999 se donnent corps et âmes à cette cause. Et elles n'évoquent pas que les risques liés aux commotions.

"En tant que coach, je préférerais que mes joueurs se concentrent sur leur niveau balle au pied pour progresser en tant que footballeur. Je suis persuadée que cela créera un football à la fois meilleur et plus basé sur la sécurité", écrit Brandi Chastain sur le site internet du mouvement. Ainsi donc,…




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