Et si le Brexit n'avait pas lieu ?

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Boris Johnson voulait perdre, estime le professeur Neil Walker.
Boris Johnson voulait perdre, estime le professeur Neil Walker.

Pétition, veto du Parlement, nouveau gouvernement ou même second référendum, le Royaume-Uni pourrait-il faire machine arrière sur le Brexit ? Cette perspective a priori saugrenue agite de plus en plus les partisans du maintien du pays au sein de l'Union européenne, après l'onde de choc mondiale provoquée par la victoire du camp du « Leave » au référendum de jeudi dernier. Grand spécialiste de la Constitution britannique à l'université d'Édimbourg, le professeur Neil Walker décrit pour Le Point les différents scénarios possibles et explique pourquoi, faute de projet crédible des pro-Brexit, un maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE n'a rien d'inenvisageable.

Le Point : Plus de trois millions de personnes ont signé une pétition pour que le Royaume-Uni reste au sein de l'UE. Quel peut être son poids ?

Neil Walker : Le Parlement anglais possède un « Comité pour les pétitions » qui peut décider de débattre de cette question devant les députés. Or, dans le cas présent, les attentes des signataires dépassent cette idée. Elles visent en réalité à ce que le Parlement bloque l'article 50 du traité sur l'Union européenne (qui enclenche le processus de négociations aboutissant à la sortie d'un pays de l'UE, NDLR). Et, quelle que soit l'issue du débat, il n'aura pas d'implication sur le résultat du référendum. Celui-ci a déjà été...

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  • kerken il y a 5 mois

    rien ! il doit respecter le vote de son peuple

  • cmoineau il y a 5 mois

    Et, si le remplaçant élu de Cameron est pour l'Europe que peut il bien se passer????