Et si la primaire tournait à la guerre...

le , mis à jour à 06:39
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Il aura suffi d'un week-end pour voir la droite renouer avec ses vieux démons de la division. D'Alain Juppé à Nicolas Sarkozy en passant par Bruno Le Maire et Jean-François Copé, les principaux candidats lancés dans la bataille de la primaire y sont allés de leur petite phrase assassine, comme aux pires heures de la crise interne. Comme si les leçons de la guerre fratricide entre Copé et Fillon pour la présidence de l'UMP en 2012 n'avaient servi à rien. La leçon ? Un parti divisé au point de finir en lambeaux, même au bord de l'implosion, des militants écœurés. Le tout sur fond d'affaire Bygmalion... Dire que la droite revient de loin est donc un euphémisme.

 

Et pourtant, le florilège de vacheries balancées ces dernières quarante-huit heures prouve que le parti a beau avoir été rebaptisé les Républicains, les ressorts de la haine sont toujours là. Jean-François Copé moquant hier un Sarkozy et un Juppé qui, selon lui, « ont fait leur temps ». Bruno Le Maire dénonçant « les discours brutaux » de l'ancien chef de l'Etat et « l'immobilité heureuse » du maire de Bordeaux. La palme revenant sans conteste à François Fillon, hier, dans la Sarthe, dégainant l'arme des affaires judiciaires contre Sarkozy.

 

Même le tempéré Alain Juppé, omniprésent ce week-end, s'est fait plaisir : « Je refuserai toujours d'instrumentaliser les peurs, de flatter les bas instincts », a-t-il taclé samedi à Chatou (Yvelines), préférant « rassembler que d'exciter les surenchères ». Allusion aux propositions chocs de son principal concurrent. Dans une interview au journal « le Figaro » le matin même, il avait donné le ton en disant que la suspension du regroupement familial, proposée par Nicolas Sarkozy, n'était « pas une attitude humaine ».

 

Des attaques auxquelles l'ancien président de la République n'a pas manqué de répondre depuis Le Touquet où il tenait meeting : « J'ai proposé, ...

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