Et si l'OL n'avait pas le mental ?

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Et si l'OL n'avait pas le mental ?
Et si l'OL n'avait pas le mental ?

La tête à l'envers. En concédant un nul affligeant jeudi soir à Gerland face à un Toulouse tout aussi médiocre, l'OL a montré des limites insoupçonnées. Quelques jours après la claque infligée par le PSG (4-0), le malaise semble désormais bien plus profond qu'imaginé. « C'est un problème récurrent. Il y a un manque de solidité mentale, a constaté Rémi Garde ce vendredi face aux journalistes. L'équipe doit apprendre à gagner des matchs ou à ne pas les perdre avec d'autres armes qu'un beau jeu collectif. Il faut être réaliste. Je le dis aux joueurs. Je voudrais que l'équipe fasse plus et différemment avec les moyens que l'on a. C'est une prise de conscience et un travail quotidien. » Malgré les efforts constants de l'entraîneur des Gones, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Avec vingt points en seize journées, soit presque à mi-saison, Lyon affiche son plus faible total à ce stade depuis la saison 1995-96. L'époque révolue des Ludovic Giuly, Pascal Olmeta et Florian Maurice qui terminèrent onzièmes à l'issue de la saison.

Pas question de limoger Rémi Garde

En continuant sur ce rythme, les Lyonnais de 2013-14 sont partis pour vivre une saison aussi galère que leurs prédécesseurs. Pour sortir de l'ornière, Jean-Michel Aulas n'a pas l'intention de changer grand-chose. Un électrochoc en se séparant de Rémi Garde ? Ce n'est pas le genre de la maison. D'autant que les relations entre les deux hommes sont toujours au beau fixe malgré la position du club au classement. C'est peut-être d'ailleurs là où ont débuté les soucis lyonnais. « JMA » a-t-il perdu de son influence sur son club de toujours ? Celui qu'il a fait grimper au paroxysme du football français et en quart de finale de la Ligue des Champions. Jeudi soir, il aurait pu taper du poing sur la table (peut-être l'a-t-il fait en interne ?) mais devant les journalistes, il s'est contenté de positiver. Encore et toujours. Ne comptez pas sur Aulas pour faire du Nicollin. « On a fait une ou deux erreurs sur le but de Toulouse. On leur donne un peu le point du match nul. Quand on est dans une période difficile, il faut l'union sacrée. Il faut s'accrocher. Il faut rester serein et garder le positif. Je suis convaincu qu'il y aura des jours meilleurs. »

Une équipe qui manque de caractère

Des paroles qui sonneraient presque comme un communiqué pré-formaté, réfléchi et décidé avant même que le match ne débute. Car au-delà de ces mots, il y a des maux qui rejaillissent à chaque sortie de l'OL. Cette équipe n'a pas l'âme d'une combattante. A défaut de talent, les Gones pourraient mettre la solidarité au centre des préoccupations. Mais il n'en est rien. Depuis plusieurs mois maintenant, le collectif tourne en rond. En même temps que la qualité de jeu se délite. D'élite il n'est plus question. L'OL pense aujourd'hui à sauver les apparences. « On stagne sans dire que rien n'a fonctionné face au TFC, a regretté Rémi Garde. Pour moi, on devait gagner 1 à 0. Le système ? On pense à le changer mais l'équipe a besoin de repères? Il faut s'interroger. Le classement peut-il être handicapant ? On va voir les joueurs qui ont un mental et ceux qui mettent l'ambition personnelle au service du collectif? On n'a pas le droit de ne plus avoir d'ambitions en jouant à l'OL. Il faut se remobiliser? Il y a un autre niveau à avoir. Si je sens de la résignation chez certains, je ne les appellerai pas. » Il faudra, semble-t-il, bien plus qu'un coup de balai à Lyon pour changer les choses.

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