Et si Kamil Glik était un méchant dans James Bond ?

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Ajoutez-lui des dents en acier, et de suite vous voyez Requin, le méchant mythique de James Bond. En recrutant Kamil Glik, l'AS Monaco n'a pas seulement mis la main sur un roc défensif, mais dégoté un vrai méchant capable de faire flipper les attaques de Ligue 1. Portrait " légèrement " romancé.

Kamil Jacek Glik découvre le monde un jour d'hiver de février 1988 à Jastrzębie Zdrój. Ou tout simplement en Silésie, par souci de prononciation. Dehors, il fait froid, le bébé est prématuré de trois semaines, mais pèse déjà six kilos. Inquiète de l'absence de pleurs, la sage-femme tape le dos du nouveau-né qui lui répond en lui sautant à la gorge et lui croquant une moitié d'oreille. Puis coupe lui-même le cordon ombilical sans lâcher une seule larme. Il n'est pas là depuis cinq minutes que Kamil Glik a déjà pris une résolution : il ne pleurera jamais, et personne ne l'y forcera.

Pas simple à honorer quand on grandit dans le quartier populaire d'une ancienne région minière. Aîné de sa fratrie, il doit en plus composer avec un père alcoolique et régulièrement violent. Et donc prendre quelques coups pour défendre sa mère et ses cadets. Mais papa Glik n'a pas mauvais fond : quand il ne cogne pas sur son fils, il lui apprend à pécher à la grenade. Il ne faut donc pas s'étonner que devenu grand, le colosse polonais ne fasse jamais dans la dentelle. Mais ce paternel au comportement ambivalent rend l'âme prématurément d'une crise cardiaque, alors qu'il n'a que quarante-deux ans. Kamil Glik est donc l'homme de la famille avant d'être adulte.

Du Real à Gliwice, et pas l'inverse


Percevant le potentiel de cyborg du bonhomme, le Real Madrid engage le Germano-Polonais alors qu'il n'a que dix-neuf ans. Son rôle ? Assurer la sécurité au sein de la Cantera, et par la même occasion, montrer aux gamins privilégiés de la Maison-Blanche à quoi peut ressembler un tueur dans la surface. Au sens propre. Mais en Espagne, le jeune Polonais comprend bien vite qu'il n'est pas dans son monde : cantonné à un rôle subalterne, préposé aux basses besognes dans les tréfonds de l'équipe C, il ne sera jamais un Galactique. Sa fierté en prend un coup. Tout comme sa vision du monde : il s'opposera désormais à l'ordre établi puisque celui-ci le place tout en bas de l'échelle. Au moment de retourner au pays la queue entre les jambes, le colosse tourne donc le dos au prestigieux Légia Varsovie, qui veut le recruter et le relancer.


Lui préfère se rapprocher de sa ville natale au nom…







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