Et si Jardim avait le job le plus cool du monde ?

le
0

Une saison de rêve ponctuée par un podium en L1 et un quart en C1, un mercato une nouvelle fois désastreux sur le plan des départs et voilà Leonardo Jardim obligé de tout recommencer à zéro. Job de merde pour le Portugais ? Pas forcément. L'absence de réelle ambition sportive du club rend le travail de l'entraîneur monégasque un peu plus agréable, au point de se demander si ce n'est pas un taff de rêve.

Une victoire héroïque mais vaine face à Valence, une défaite sans gloire contre le PSG, un succès chanceux devant le Gazélec, un nul sur la pelouse d'Anderlecht et un échec épique face à Lorient. Dire que l'AS Monaco fait le yo-yo en ce début de saison est un doux euphémisme et s'en étonner relève de la naïveté. Comme à l'été 2014, un cyclone a frappé le Rocher et emporté avec lui la moitié des cadres de l'effectif monégasque. Ferreira Carrasco, Kondogbia, Abdennour, Kurzawa et, pour terminer, Anthony Martial tous ont quitté Louis-II en prenant soin d'emporter avec eux les ambitions sportives monégasques, dont celles d'un Leonardo Jardim à qui le costume de Sisyphe sied à merveille. Au moment où l'on pensait qu'il avait réussi à remonter son rocher au sommet de la colline, ce dernier est redescendu au point mort, voire plus bas encore. Le destin du Portugais à Monaco se précise en même temps que le projet sportif du club se dessine. Sachant que les dirigeants de ce dernier semblent avoir pour but de faire d'énormes marges sur la revente de joueurs, l'ancien entraîneur du Sporting semble condamné à construire des petites baraques en tôle plutôt qu'un fort en béton armé. Une situation peu enviable, diront certains. Mais en prenant de la hauteur, Léonard Jardin est peut-être l'homme qui a le job le plus cool de Ligue 1. Du moins jusqu'à un certain point.

Pas d'ambitions sportives, pas de pression


Avec huit points en six journées, l'ASM ne fait pas mieux que l'an passé pour un petit point. Et s'il ne gagne pas ce jeudi soir, son début d'exercice sera officiellement moins bon que le précédent. Mais contrairement à 2014, le technicien portugais exerce sous l'égide de sa propre jurisprudence (3e de L1 + quarts de C1). Après avoir fait taire ses nombreux détracteurs français qui lui préféraient Ranieri et l'avaient enterré prématurément, il est peu probable que ceux-ci prennent à nouveau le risque de reconduire leurs critiques envers Jardim en début de championnat, au risque de se manger une bonne claque au mois de décembre. En gros, le natif de Barcelone est quasiment exempté de tout reproche jusqu'à la fin de l'année. Les médias ont compris qu'il était victime d'un système qui le dépasse. Certes, le Lusitanien savait à quoi s'attendre cet été. Mais cela change-t-il quelque chose à ses problèmes ? Pas vraiment.

À part recruter deux ou trois types pour remplacer les gars que l'on savait sur le…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant