Et si Galtier nous faisait une Simeone ?

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Actuellement cinquième, Saint-Etienne est plus que jamais dans la course a à l’Europe. Pour en arriver là, Christophe Galtier s’est appuyé sur une assise défensive à la manière de l'Atlético Madrid.

Le raccourci est peut-être gros voire facile. Mais si la fin de saison de l’ASSE est aussi palpitante c’est grâce à son travail défensif. Entre mi-février et mi-mars, le bilan comptable n’était pas fameux (3 défaites, 2 nuls) pour un club stéphanois qui visait les places européennes. Christophe Galtier a donc décidé de revenir aux fondamentaux et s’appuye depuis sur son arrière-garde. « Je souhaiterais faire mieux avec le ballon. Mais il y a des périodes difficiles et, durant ces périodes-là, il faut savoir ne pas perdre, Je dirais plutôt que nous savons gagner. A ce moment de la saison, c’est important. Il faut s’appuyer sur notre collectif, ce qui fait notre force », concède-t-il avant le match de la 36eme journée contre Toulouse samedi (17h00).

Des défenseurs en place, des milieux qui harcèlent

Le retour des cadres a aussi fait du bien. Le capitaine emblématique, Loïc Perrin, en tête, c’est tout le collectif qui travaille ensemble. Et ça paye ! Depuis la défaite à Guingamp lors de la 30eme journée (2-0), les Stéphanois n’ont plus encaissé un seul but. Une assise défensive qui se couronne de cinq succès en autant de matchs. Actuellement, les Verts possèdent la quatrième défense de Ligue 1. Si bien évidemment le rôle des défenseurs que sont Théophile Cathérine, Bayal Sall, Perrin, Assou-Ekotto et Ruffier est louable, Galtier préfère mettre en avant le dispositif du onze stéphanois. Et c’est là que la ressemblance avec l’Atlético Madrid fait surface. Si l’on regarde bien les matchs du club forézien, le rôle des milieux de terrain est primordial. Fabien Lemoine et Renaud Cohade occupent le rôle d’harceleur que peuvent jouer Gabi et Augusto Fernandez chez les Madrilènes. Alors oui, le jeu de Saint-Etienne n’est pas le plus flamboyant de la Ligue 1, mais ils use les adversaires.

Après le Fergie Time, le Galtier Time ?

A force de se casser les dents sur le mur vert, les adversaires s’épuisent au fil du match. Sur leurs neuf derniers buts, sept ont été inscrits dans le dernier quart d’heure. Si l’on rapporte cette statistique à la saison, 74% des buts stéphanois le sont en deuxième mi-temps. Le moment choisi pour Galtier de lancer ses super-sub. Car, en plus de sa solidité, le club peut compter sur des remplaçants morts de faim comme Romain Hamouma contre Lorient, rentré à la mi-temps et auteur de la passe décisive sur le but. « Depuis un certain moment, il y a un onze de départ et des entrants qui se montrent décisifs. C’est aussi la qualité d’un effectif et d’un banc. ». Et qu’on s’appelle Hamouma, Tabanou ou Monnet-Paquet, des titulaires en puissance, chacun cherche à faire la différence comme le concède Valentin Esseyric. « Quand je rentre, j’essaye de faire gagner l’équipe. C’est l’état d’esprit de ce groupe. Nous arrivons à gagner nos matchs dans la solidité. Les critiques peuvent agacer mais tant que nous gagnons… »

Roux comme un symbole

Les critiques, Nolan Roux les côtoie depuis ses débuts en Ligue 1. Souvent raillé pour son inefficacité au sein du club et même placé sur la liste des transferts pendant le Mercato d’hiver, le numéro 9 est à l’image de l’équipe. Il ne baisse pas les bras même si les buts ne sont pas là. Mais l’ancien Lillois surfe sur la vague positive qui touche actuellement les Stéphanois. Installé à la pointe de l’attaque depuis quelques matchs, il rend la confiance que lui accorde Galtier. Il est devenu le sérial buteur du groupe avec sept buts sur ses dix derniers matchs. Une sacré performance pour un joueur qui n’en avait marqué que deux sur tout le reste de la saison. La Ligue 1 peste contre ce jeu défensif, mais si Simeone entraînait Saint-Etienne, peut-être crierait-on au génie...
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