Et Santi Mina mina…

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Pan, pan, pan, pan ! En quatre cartouches face au Rayo, Santi Mina est devenu le plus jeune auteur d'un quadruplé en Liga. Une performance qui aurait de quoi faire tourner la tête de l'attaquant du Celta Vigo sans un cocon familial atypique et une formation sans anicroche. Présentation d'un humble précoce.

"Quand un joueur si jeune marque quatre buts dans un match, c'est parce qu'il a quelque chose. Moi, je l'ai fait alors que j'étais un joueur connu. C'est une bonne nouvelle que de bons joueurs de cette terre émergent." Le poids des illustres prédécesseurs étant un fardeau pour tout débutant, Luis Suárez Miramontes espère que son hommage ne reste pas lettre morte. Car il y a de cela une semaine, lors de la réception du Rayo Vallecano, le Celta de Vigo s'est trouvé un successeur au Ballon d'or 1960. En inscrivant un poker - l'appellation espagnole du quadruplé -, Santi Mina n'a pas seulement dépoussiéré un record vieux de 70 ans : il est même devenu le plus jeune joueur de Liga à réaliser tel exploit. Du droit, du gauche, de la tête, l'attaquant galicien aux 19 printemps a étalé l'exacte panoplie du buteur ultra-complet. "Létal", selon les dires de son mentor Eduardo Berizzo, ce Galicien pur souche répond surtout aux adjectifs de taiseux et humble. Quoi de plus normal lorsque son paternel, anonyme défenseur des Celtiñas durant les eighties, n'assiste jamais à ses rencontres au Balaídos.
"Mon père ne voit pas mes matchs"
Ce refrain, Santiago Mina Lorenzo, de son patronyme complet, l'a connu dès son enfance. Natif de Vigo, il frappe ses premiers ballons sur les terrains stabilisés du Colegio Hogar, mais sans la présence du daron. Rapidement repéré, le Celta lui propose "de rejoindre une sélection des clubs environnants pour jouer le tournoi de Brunete parce que le club n'avait pas d'équipe de son âge", comme se rappelle Javier Maté, ancien comparse de Santiago Mina père et alors directeur de la cantera céleste : "Dès la saison suivante, il nous a rejoint". À propos de son paternel, son coéquipier, également passé par le Real Madrid et le FC Barcelone, évoque "un défenseur discipliné et travailleur". En soi, le contraire d'un rejeton "avec un autre profil, qui est vaillant, puissant et avec une super mentalité. Par exemple, quand il a dû attendre son opportunité, il n'a jamais cessé de cravacher. Ses quatre buts en sont la récompense". Des pions, Santi en plante comme s'il en pleuvait lors de son étape au centre de formation galicien. Son poste n'est, lui, jamais fixe : attaquant de pointe ou ailier, il ne cesse d'alterner au gré des entraîneurs…


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