Et maintenant, Trump veut séduire les minorités

le , mis à jour à 06:38
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Et maintenant, Trump veut séduire les minorités
Et maintenant, Trump veut séduire les minorités

Les ballons aux couleurs du drapeau américain ont été lâchés dans la nuit de jeudi à hier à la Quicken Loans Arena de Cleveland (Ohio) sur une assemblée en liesse de 3 000 délégués républicains venus écouter Donald Trump clôturer la convention qui l'a sacré candidat à la Maison-Blanche. La ferveur est à la mesure de l'étonnement qui continue de saisir le parti, ce « grand vieux parti » dont Abraham Lincoln fut le plus prestigieux représentant.

 

En un an, le milliardaire, vedette de la téléréalité, dépourvu d'expérience politique, a réussi à écarter seize autres prétendants républicains sortis du sérail et à imposer une vision de l'Amérique que jamais un responsable national n'avait réussi à porter aussi haut. « Dans la course à la Maison-Blanche, je suis le candidat de la loi et de l'ordre », a martelé Trump devant une assemblée surchauffée qui clamait « USA, USA, USA ! ». « Personne mieux que moi ne connaît le système et je suis le seul à pouvoir le réparer », a-t-il encore affirmé haut et fort.

 

Dans un discours parfaitement charpenté, le septuagénaire s'est d'abord adressé aux « oubliés de la nation », le socle de son électorat, les victimes de la désindustrialisation, de la mondialisation et de la crise de 2008. Trump redonne la parole à cette Amérique qui l'a perdue. Sécurité, crise sociale, pauvreté, dettes... Déployant toute la technique qui l'a mené à la victoire, il a su trouver les mots pour à la fois rasséréner les riches, faire espérer les pauvres, rassurer les pacifistes et donner raison aux « faucons ». Il a aussi stigmatisé sa concurrente démocrate — qui le sera officiellement lors de la convention démocrate qui s'ouvre lundi à Philadelphie — Hillary Clinton et son bilan comme secrétaire d'Etat dans le gouvernement de Barack Obama, qui se résumerait selon lui à « la mort, la destruction, le terrorisme et la faiblesse ».

 

Mais la ...

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