Et maintenant, les Girondins pensent d'abord au maintien

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Et maintenant, les Girondins pensent d'abord au maintien
Et maintenant, les Girondins pensent d'abord au maintien

Giflé à Toulouse samedi soir (4-0, 30eme journée de Ligue 1), Bordeaux n'en finit plus d'enchaîner les déconvenues. Clairement en crise, le club aquitain va maintenant se concentrer sur le maintien. Car avec 38 points et une défense aux abois, rien ne permet de viser mieux.

Il y a des chiffres qui donnent le vertige plus que d’autres. Ces dernières semaines, ceux de Bordeaux effraient. Et ce n’est pas la gifle reçue samedi soir chez le voisin toulousain (4-0, 30eme journée de Ligue 1) qui va arranger les choses. Depuis février, les Girondins culminent à cinq défaites, deux nuls et une victoire, toutes compétitions confondues. Surtout, les hommes de Willy Sagnol ont encaissé 22 buts en huit matchs ! En allant chercher le ballon quatre nouvelles fois au fond de ses filets au Stadium, Paul Bernardoni a vu la défense des Marine et Blanc devenir la deuxième plus mauvaise de Ligue 1 à égalité avec le TFC (48 buts encaissés), derrière Troyes. « Quand on se présente sur un terrain de L1 en faisant autant d'erreurs, on ne peut pas gagner un match. Il y a beaucoup de déception, je suis en colère », a lâché Willy Sagnol samedi soir.

Sagnol refuse de rendre son tablier

L’entraîneur des Girondins de Bordeaux est la cible de toutes les critiques depuis le début de l’année. Ses choix mais aussi sa gestion du vestiaire et ses déclarations devant la presse agacent au plus haut point les supporters bordelais. Droit dans ses bottes, celui qui purgeait samedi soir le premier de ses trois matchs de suspension, réfute toutefois l’idée d’une démission. « C'est très nouvelle génération ça : dès que cela devient difficile, on abandonne. Moi, je suis d'une génération où, plus c'est dur, plus j'ai envie de travailler. » Et l’envie de travailler, l’ancien sélectionneur des Espoirs va en avoir besoin pour affronter les deux derniers mois de compétition qui s’offrent à son équipe. Car à huit journées de la fin de la saison, force est de constater que Bordeaux n’a pas assuré son maintien. Et à force de chuter, les coéquipiers de Clément Chantôme, certes pas aidés par les innombrables blessures cette saison, ne sont pas à l’abri.

Derrière, l’écart se réduit semaine après semaine

Car derrière, hormis Reims qui n’a pris qu’un point à Monaco, toutes les équipes concernées par le feuilleton du maintien ont gagné (Guingamp, Gazélec Ajaccio et Toulouse notamment). Seul Montpellier a aussi perdu, mais la dynamique des Héraultais est tellement différente de celle de Bordeaux… « Les joueurs ne m'ont peut-être pas bien compris quand j'ai dit la semaine dernière qu'il fallait arrêter de regarder devant, a encore rappelé Willy Sagnol samedi soir. On a un matelas de points (ndlr : cinq points d’avance sur le 18eme) qui est de plus en plus faible par rapport aux concurrents pour le maintien. Malheureusement, certains joueurs sont dans un confort depuis trop longtemps et, quand il faut se faire mal, on a du mal à répondre. » Et voilà Bordeaux condamné à jouer le maintien cette saison pendant que Nice ou Caen, par exemple, se démènent en haut pour accrocher le wagon européen. Ceux qui regrettent le manque d’ambition du club aquitain se régale à mesure que les Girondins de Bordeaux voient leur lustre d’antan s’abimer année après année. Et gare à la très mauvaise surprise. 

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