Et maintenant, les Blacks...

le , mis à jour à 23:05
0
Et maintenant, les Blacks...
Et maintenant, les Blacks...

Dominé par l'Irlande dimanche à Cardiff, le XV de France retrouvera donc ces très chers All Blacks en quarts de finale samedi prochain, toujours au coeur du Millenium Stadium. Comme en 2007. De bon augure ?

Argentine ? Nouvelle-Zélande ? Nouvelle-Zélande ? Argentine ? Après une semaine de débats - est-il préférable de jouer les Blacks ou les Pumas ? - et autres projections vers le tableau final de cette Coupe du monde 2015, le suspense a donc pris fin dimanche sur les coups de 19h45. Pour la cinquième fois en huit Coupes du monde, le XV de France va donc affronter la Nouvelle-Zélande en phase finale d’un Mondial. Vaincus dimanche par l’Irlande en étalant toutes leurs lacunes, Thierry Dusautoir et ses coéquipiers ont « gagné » le droit de se frotter de nouveau à ce qui se fait de mieux sur la planète rugby depuis quatre ans. Sacrés d’un petit point contre les Bleus chez eux il y a quatre ans (8-7 en finale), les Néo-Zélandais restent en effet sur quatre années quasi-parfaites ponctuées de seulement trois défaites… Pas vraiment les résultats obtenus par la France de Saint-André !

Forcément, la marche parait aujourd’hui trop haute pour ce XV tricolore qui balbutie son rugby depuis de (trop) nombreux années. Tout juste passable pour ses trois premiers matchs dans ce Mondial anglais et clairement en-dessous des espérances lors de la « finale » de la poule D contre le Trèfle, la troupe de PSA semble loin d’être armée pour faire trembler des Blacks dont on se dit que le premier match contre l’Argentine aura été un simple galop d’essai avant une phase finale qui marquera plus surement leur véritable entrée dans la compétition. Et là, le réveil de McCaw and co pourrait être terrible. Car les Néo-Zélandais ont des fantômes à chasser.

Papé « persuadé que ce groupe peut le faire »

Egalement battus par les Kiwis en finale de la première Coupe du monde, les Bleus ont en effet signé deux de leurs plus grands exploits face aux Blacks en phase finale de Coupe du monde. En 1999 à Twickenham, en demi-finales (43-31). Et huit ans plus tard, en 2007, en quarts de finale… à Cardiff (20-18). Deux monuments restés d’autant plus dans la mémoire collective que les Français les avaient abordés dans un rôle de victime qui va de nouveau les accompagner toute cette semaine. Alors, les hommes de PSA, que la plupart des observateurs et supporters mettent plus bas que terre, peuvent-ils respecter le rythme d’un exploit tous les huit ans et créer une nouvelle improbable sensation dans six jours à Cardiff ?

Les habituels « Impossible n’est pas français » et « Jamais deux sans trois » ne vont pas manquer de repointer le bout de leur nez. Et on voit déjà les discours positifs qui vont accompagner la préparation du XV de France cette semaine. D’ailleurs, peut-il en être autrement ? Les joueurs eux-mêmes ont commencé leurs exercices de méthode Coué dès le cauchemar irlandais terminé. « Les All Blacks, ce sera un gros morceau évidemment. On abordera le match avec beaucoup d’appétit », a peiné à nous convaincre Dusautoir himself, la mine déconfite, après l’Irlande. « On est tous très excités. Je suis persuadé que ce groupe peut le faire. Personne ne nous donne vainqueurs la semaine prochaine. Quoi de plus excitant ? A seul contre tous… », a complété son vice-capitaine Pascal Papé, un poil plus convaincant. Mais là, quand même…

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant