Et maintenant le contrat « flexible »

le
6
Et maintenant le contrat « flexible »
Et maintenant le contrat « flexible »

Pas touche au contrat de travail en CDI ! Après François Hollande et Manuel Valls, François Rebsamen (Travail) et Emmanuel Macron (Bercy) ont fermé, hier, eux aussi, la porte à double tour. La révolution réclamée par le patronat, avec la mise en place d'un nouveau contrat à durée indéterminée « sécurisé » limitant les risques de contentieux en cas de licenciement, ou encore le « CDI de croissance » permettant de se séparer d'un salarié quand la conjoncture se grippe, n'aura pas lieu. Les syndicats, reçus hier au ministère du Travail, en ont fait officiellement un casus belli. La cause est entendue, a fait savoir l'exécutif aux partenaires sociaux. Mais la messe n'est pas dite pour autant...

Selon nos informations, l'Elysée a une autre idée en tête. Il s'agirait d'étendre le contrat de chantier utilisé dans le bâtiment -- appelé aussi parfois contrat de mission -- à certains secteurs d'activité comme l'informatique, les services aux entreprises, le conseil, les SS2I, le numérique... Objectif de ce type de contrat « flexible » : répondre aux préoccupations d'emploi d'un grand nombre de PME et TPE, parmi les plus innovantes, dont le développement est freiné par la peur du lendemain. En revanche, le gouvernement exclut déjà d'étendre ce contrat au « secteur du commerce et de l'industrie » qui ont déjà largement recours aux CDD et autres contrats précaires.

« Au lieu de créer un nouveau contrat, nous regardons ceux qui peuvent être ajustés, comme le contrat de chantier », révèle une source gouvermentale.

De quoi s'agit-il concrètement ? Ce contrat de chantier est un CDI d'un genre très particulier. Sa spécificité tient au fait qu'il est possible de licencier le salarié à la fin de la mission pour laquelle il a été embauché. Quelques milliers sont signés par an, dans la construction des autoroutes ou encore des lignes ferroviaires. « L'employeur embauche un salarié en lui indiquant que ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • knbskin le samedi 4 avr 2015 à 08:32

    Il ne s'agit pas de compliquer en "créant un nouveau contrat", mais de SIMPLIFIER avec un contrat UNIQUE pour tout le monde, fonctionnaires compris ! Et un licenciement simplifié et clair, où on ne parle plus de "faute professionnelle". En France, il est plus simple de divorcer que de licencier quelqu'un ! :(

  • gacher le samedi 4 avr 2015 à 08:15

    le cdi chantier existe déjà dans les services. c'est déjà une galère ou on doit normalement finir le chantier pour que le contrat s’arrête, mais qui en fait s’arrête au bon vouloir du client de l'employeur. on veut du précaire, et ensuite on veut relancer l'immobilier alors que les banques refusent tout prêt à ceux qui ne sont pas en cdi. Le gouvernement du n'importe quoi.

  • frk987 le samedi 4 avr 2015 à 08:14

    C'est exactement le type de contrat que vous passez avec votre plombier pour une fuite d'eau, vous l'embauchez le temps de la réparation et pas pour 42 ans......s'il a 18 ans. .Personne ne trouve à redire sur ce type de contrat tacite, suffit de l'étendre à toutes les professions.

  • gustav10 le samedi 4 avr 2015 à 07:57

    Pas de changement dans l'immobilisme.

  • jepe48 le samedi 4 avr 2015 à 07:18

    resteront donc avec des acquis sociaux et autres avantages les fonctionnaires, les régimes spéciaux et surtout toute la grande famille des politiqiues - chacun remarquera que l'on ne touche jamais ou si peu à ces catégories - bel exemple récent avec les "departemntales", où l'on a diminué le nombre de cantons (redécoupage) mais on a multiplié par deux le nombre d'élus pour imposer une parité

  • jepe48 le samedi 4 avr 2015 à 07:12

    J'ai l'impression que ce gouvernement est en train de redonner tous nos acquis sociaux et autres au patronnat, le patronnat plus il en demande plus on lui en donne et ce même patronnat traîne encore un peu les pieds/effet inertie dirons nous en attendant de donner les fruits de tout celà courant 2017 au nouveau gouvernement