Et maintenant, l'affaire Muller...

le , mis à jour à 06:19
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Et maintenant, l'affaire Muller...
Et maintenant, l'affaire Muller...

Quand ça ne veut pas... Après une semaine désastreuse dans le bassin du centre aquatique, la natation française comptait sur Aurélie Muller pour lui redonner des couleurs sur le 10 km. Las. En quelques minutes, l'Alsacienne est passée de l'argent à la disgrâce. Disqualifiée pour s'être fortement appuyée sur l'Italienne Bruni au moment de toucher la plaque d'arrivée. La série noire continue. Dévastée, la Tricolore, championne du monde en titre, quitte la plage de Copacabana pendant que Sharon Van Rouwendaal, sa partenaire d'entraînement à Narbonne, savoure l'hymne néerlandais. Arguant un problème d'organisation, le staff français a immédiatement fait appel, espérant au moins récupérer la 3e place. En pure perte, les juges ayant sanctionné un « comportement antisportif ».

Le président de la Fédération crie au complot

« A l'arrivée, Aurélie est obligée de se déporter sur la droite pour pouvoir toucher la plaque parce que la corde du chenal côté gauche est amarrée sur le boudin à l'extérieur, alors que, normalement, elle devrait être amarrée au milieu, détaille Stéphane Lecat, directeur des équipes de France olympiques. Aurélie suit la ligne d'eau, elle se retrouve à un endroit où elle ne peut plus toucher... Alors elle est partie sur la droite et, avec son bras, involontairement, elle s'est appuyée sur l'Italienne. » Au bord des larmes, Lecat est dépité de voir les efforts de la nageuse, revenue de la 9e place aux deux tiers de la course, réduits à néant.

« J'ai trouvé la décision un peu rapide, lâche Philippe Lucas, le coach de Muller. En plus, elle a 26 ans. Quand tu as 18 ou 22 ans, tu as les boules, mais tu te dis que tu as encore quatre ans. Là, elle aura 30 ans (NDLR : en 2020). C'est mort, terminé... » Après le rejet du premier appel, les dirigeants français en ont interjeté un 2e sur le même motif auprès de la Fédération internationale (Fina). Le verdict était attendu ...

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